Où l’on apprend que le fils de Bernard Cazeneuve a tenté de l’aider pour son discours de politique générale

Publié à 17h54, le 03 novembre 2017 , Modifié à 17h54, le 03 novembre 2017

Où l’on apprend que le fils de Bernard Cazeneuve a tenté de l’aider pour son discours de politique générale
Bernard Cazeneuve. © AFP

Le discours de politique générale ou déclaration de politique générale est le discours fondateur de tout Premier ministre quand il entre en fonction. Un discours prononcé devant l’Assemblée nationale pour donner la feuille de route politique de tout nouveau chef de gouvernement. Un moment clé, suivi d’un vote de confiance qui établit la majorité et légitimité du nouveau résident de Matignon.

Pour cet exercice délicat, aussi attendu que scruté, Bernard Cazeneuve, plus éphémère Premier ministre de la 5e République, a fait appel à plusieurs plumes pour l’aider à parfaire son texte. Et notamment son fils de vingt ans. C’est ce que raconte le socialiste dans son livre Chaque jour compte, paru le 18 octobre et qui retrace les quelques mois passés par Bernard Cazeneuve à la tête du gouvernement où il a été nommé par François Hollande au départ de Manuel Valls.

"Mon fils Nathan arrive à Matignon vers 22 heures, avec un discours qu’il a rédigé", commence Bernard Cazeneuve. Qui poursuit :

Son texte est de belle facture, en dépit de son orientation parfois frondeuse et de sa longueur excessive. L’élégance du style et quelques fulgurances politiques contrastent avec l’aridité des moutures plus classiques que l’on me soumet volontiers.

Les ex-conseillers de Bernard Cazeneuve apprécieront la comparaison entre leurs contributions et celle du rejeton du patron, que papa Cazeneuve encense malgré "son orientation frondeuse".

L’ex-Premier ministre écrit encore :

Avec la fougue de ses vingt ans, il se bat pour me convaincre d’aborder davantage les questions écologiques ou les enjeux liés à l’organisation du travail, face à la robotisation ou à la numérisation de l’économie.

A la lecture de ces lignes, on ne serait pas surpris d’apprendre que le fils Cazeneuve a voté pour Benoît Hamon à la présidentielle, le candidat socialiste voulant taxer les robots et insister sur la transition écologique. Mais passons, Bernard Cazeneuve concède que "la force de la sincérité et son implacable rigueur parviennent parfois à (le) convaincre". "Parfois". "Il en résulte de la fierté", conclut le paternel.

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