Où l’on apprend qu’une taupe vallsiste présumée a été écartée de l’équipe d’Emmanuel Macron, qui redoute les "infiltrés"

Publié à 16h36, le 13 avril 2017 , Modifié à 16h36, le 13 avril 2017

Où l’on apprend qu’une taupe vallsiste présumée a été écartée de l’équipe d’Emmanuel Macron, qui redoute les "infiltrés"
Emmanuel Macron se demandant qui est la taupe. © ALAIN JOCARD / AFP

QUI EST LA TAUPE ? – C’est la crainte de toute équipe, qu'elle soit footballistique, politique en campagne ou un camp en guerre ou en conflit : la présence suspectée d’une taupe, c’est-à-dire d’un membre du camp ennemi déguisé pour s’infiltrer et rapporter les stratégies à l’adversaire. Ce scénario romanesque, qui a inspiré de nombreuses fictions dont encore un film éponyme se déroulant lors de la Guerre froide, est pourtant encore redouté en 2017 dans cette campagne présidentielle.

Ainsi Emmanuel Macron redoute-t-il les "infiltrés", affirme Le Figaro ce jeudi 13 avril. Le candidat a lancé, il y a un an presque jour pour jour, son mouvement En Marche ! alors qu’il était encore au gouvernement. À l’époque, il n’avait pas officialisé ses ambitions élyséennes, mais cette émancipation naissante avait provoqué quelques interrogations, remous et autres colères au sein du gouvernement (et plus particulièrement de la part du Premier ministre de l’époque Manuel Valls). Le quotidien rapporte ainsi qu’au début du mouvement, les proches d’Emmanuel Macron étaient "persuadés que Manuel Valls disposait d’une taupe au sein des équipes". Alors, la décision ne s’est pas fait attendre et la taupe présumée a été virée.

Un indice avait mis la puce à l’oreille d’un proche, Richard Ferrand. "On retrouve tous nos échanges dans la presse", s’était un jour agacé le député PS du Finistère, aux côtés d’Emmanuel Macron depuis le lancement d’En Marche !.

Depuis, de l’eau a coulé sous les ponts. Emmanuel Macron a démissionné du gouvernement, s’est présenté à la présidentielle et ainsi court-circuité François Hollande. Manuel Valls, lui, a tenté d’obtenir l’investiture du PS pour le scrutin élyséen via la primaire de la Belle Alliance Populaire, sans succès. Reniant son engagement de soutenir le vainqueur, l’ancien Premier ministre a fini par annoncer qu’il voterait pour son ancien ministre de l’Économie. L’histoire de la taupe est donc enterrée avec cette réconciliation (sur le papier) des deux camps. Au moins pour cette présidentielle.

Du rab sur le Lab

PlusPlus