Oui, quatre fois oui, François Hollande reconnaît que la hausse du chômage est le grand échec de ses trois ans à l'Élysée

Publié à 13h33, le 19 avril 2015 , Modifié à 14h55, le 19 avril 2015

Oui, quatre fois oui, François Hollande reconnaît que la hausse du chômage est le grand échec de ses trois ans à l'Élysée
© Captures d'écran Canal+

"Il faut faire des émissions avec des ampleurs et des rayonnements différents", affirme François Hollande ce dimanche 19 avril dans Le Parisien. Dont acte. Après Society début avril, le chef de l'État poursuit son plan média avec Le Supplément de Canal+.

Trois ans après son élection, le président fait le bilan, calmement, en se remémorant chaque instant. Maïtena Biraben évoque cette "non-inversion de la courbe du chômage". François Hollande le concède alors que la journaliste égrène les conséquences de la hausse du chômage en France : cette "non-inversion" est le grand échec de ses trois ans à l'Élysée.

Voici le dialogue entre François Hollande et Maïtena Biraben :

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-          Maïtena Biraben : L'échec principal des trois dernières années c'est la non-inversion…



-          François Hollande : Oui.



-          Maïtena Biraben: … de la courbe du chômage promise en 2013 ?



-          François Hollande : Oui.  Oui.



-          Maïtena Biraben : Elle a eu des conséquences graves ? Vous parliez tout à l'heure de désespoir.



-          François Hollande : Oui.



-          Maïtena Biraben :  Ça a nourrit la rancœur, l'amertume ?

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Et François Hollande d'évoquer "aussi le doute qui s'installe dans le pays". "Ça fait 10 ans que le chômage augmente en France. 1 million sous mon prédécesseur. Je dois mettre un terme à ce processus. C'est long", reconnaît le chef de l'État. Il jure :

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Je ne cesserai pas jusqu'au bout de faire des réformes pour qu'il y ait plus d'emplois.

 

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Comprendre : jusqu'en 2017, date de la prochaine élection présidentielle à laquelle il ne dit pas s'il se présentera. 

[BONUS TRACK] Le silence

Ce n'est pas parce qu'il se frotte à l'infotainment que François Hollande va bouleverser sa nature. Lui qui se dit "proche avec les Français" refuse de voir sa vie étaler dans les journaux people. Maïtena Biraben demande au chef de l'État si l'on peut faire le bilan de ses trois ans à l'Élysée sans parler des révélations de Closer et de Voici sur sa relations avec l'actrice Julie Gayet. Ces informations "n'existent pas" pour lui. Il dit :

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Hélas, c'est un type d'information qui me touche mais ne doit pas me concerner. C'est une intrusion dans la vie privée et elle peut toucher tout le monde. Je ne fais pas de procès mais je fais en tous cas le silence.

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[BONUS TRACK 2] "Moi président, je choisis mes costumes"

C'est l'une des rubriques de l'émission du Supplément : Marc Beaugé, journaliste spécialisé dans l'analyse vestimentaire des personnalités, mène une "enquête" sur l'invité présent. Et ce sont les costumes du chef de l'État qui sont décortiqués cette fois-ci. Une analyse qui amuse François Hollande qui lance sur le ton de la boutade :

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Moi président, je choisis mes costumes.

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Un clin d'oeil appuyé à sa fameuse anaphore "Moi, Président" lors du débat de l'entre deux-tours de la présidentielle de 2012 contre Nicolas Sarkozy. 

Du rab sur le Lab

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