Panama papers : Axelle Lemaire et Michel Sapin vantent leurs mesures pour protéger les lanceurs d'alerte

Publié à 10h56, le 05 avril 2016 , Modifié à 10h56, le 05 avril 2016

Panama papers : Axelle Lemaire et Michel Sapin vantent leurs mesures pour protéger les lanceurs d'alerte
Axelle Lemaire et Michel Sapin © Montage via AFP

Après les révélations sur les Panama papers, le ton est donné au gouvernement : il faut protéger les lanceurs d'alerte, ceux qui prennent des risques pour dévoiler des informations sensibles. Dès le 4 avril, alors que les révélations sur ce vaste système d'évasion fiscale sont toujours en cours, deux ministres, Michel Sapin et Christian Eckert, en charge respectivement des Finances et du Budget, ont rappelé fort opportunément dans un communiqué de presse leur intention de protéger les "whistleblowers". On peut y lire :

 

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Le projet de loi relatif à la transparence, à la lutte contre la corruption et à la modernisation de la vie économique, présenté le 30 mars en Conseil des ministres, va par ailleurs garantir un statut et une protection des lanceurs d’alerte.

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Axelle Lemaire a abondé dans ce sens dès le lendemain, le 5 avril. Invité de Territoires d'Infos sur Sud Radio/Public Sénat, la Secrétaire d'Etat chargée du Numérique a évoqué le projet de loi de Michel Sapin avant d'évoquer son propre texte. Celui-ci, après l'Assemblée nationale, sera présenté au Sénat "d'ici trois semaines", et prévoit également la création d'un statut pour les lanceurs d'alerte informatiques "qui ne seront pas poursuivis pénalement s'ils révèlent aux organisations concernées".

Un voeu pieu quand on sait que par le passé, la France a souvent tergiversé, voire préféré prendre la tangente sur ce sujet délicat. Chouchouter les lanceurs d'alerte n'a pas toujours été une évidence. Une déclaration de François Hollande le 4 avril sur la protection des lanceurs d'alerte lui a valu un commentaire acide (et en français dans le texte) d'Edward Snowden, connu pour avoir dévoilé les écoutes de la NSA, l'agence de renseignements américaine sur le traitement des données. Malgré le souhait de plusieurs partis politiques français, l'ancien informaticien américain n'a ainsi jamais obtenu l'asile politique en France. Et François Hollande avait refusé d'accorder ce même asile à Julian Assange, autre célèbre lanceur d'alerte et fondateur du site Wikileaks.

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