"Paradise Papers" : Larcher veut que le Sénat introduise la notion d’achat éthique dans ses marchés publics

Publié à 09h31, le 07 novembre 2017 , Modifié à 09h31, le 07 novembre 2017

"Paradise Papers" : Larcher veut que le Sénat introduise la notion d’achat éthique dans ses marchés publics
Gérard Larcher. © Captures d'écran Franceinfo.

Les "Paradise papers", après les "Panama Papers" et autres révélations sur les paradis fiscaux, mettent à nouveau en lumière ces dérives fiscales internationales. Mais, consent Gérard Larcher, "pas grand-chose ne change". "J’appuierai toute démarche du gouvernement", affirme le président LR du Sénat, ce mardi 7 novembre, sur Franceinfo. "C’est un problème d’équité. Tous ceux qui contribuent à cette iniquité ne défendent pas le principe de démocratie", poursuit le sénateur des Yvelines.

Interrogé sur le cas de Serge Dassault, ex-sénateur LR dont les jets de Dassault Aviation échappent à toute TVA en passant par l’île de Man, Gérard Larcher botte en touche. Mais estime que le Sénat doit et peut faire un geste pour lutter contre l’évasion et l’optimisation fiscale. Il explique ainsi qu’il proposera au bureau du Sénat d’introduire la notion d’achat éthique dans les marchés publics :

C’est un sujet que je vais poser devant le bureau du Sénat d’achat éthiques en matière fiscale. Faut-il continuer à passer des marchés publics avec des entreprises dont on sait qu’elles utilisent toutes les ficelles pour échapper à l’impôt commun ?

Révélés depuis dimanche soir, les "Paradise Papers" mettent en lumière un vaste réseau d’optimisation fiscale. Le résultat de plus d’un an d’enquête menée par 120 journalistes du monde entier. Un an et demi après les "Panama Papers", Le Monde, Radio France, Cash Investigation et plusieurs autres médias étrangers lèvent le voile sur les "Paradise Papers", une enquête au long cours sur les réseaux d’optimisation fiscale et le business de la finance offshore.

De nombreuses personnalités, comme la reine d’Angleterre et des proches de Donald Trump, sont impliquées. Au total, l'optimisation fiscale coûterait 350 milliards d'euros aux États en manque à gagner, dont 120 milliards à l'Union européenne.

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