Pas d'unité à l'UMP sur la tenue d'une primaire pour 2017

Publié à 10h12, le 29 janvier 2014 , Modifié à 13h30, le 29 janvier 2014

Pas d'unité à l'UMP sur la tenue d'une primaire pour 2017
Michèle Alliot-Marie, Jean-François Copé et Nadine Morano au conseil national de l'UMP. (Maxppp).

Ce mercredi 29 janvier, quatre ténors de l'UMP étaient invités des matinales. Et au sujet d'une primaire pour 2017, Brice Hortefeux, Michèle Alliot-Marie, Nadine Morano et même Jean-François Copé ne sont pas encore au clair. 

Aux lendemains d'un conseil national de l'UMP où tous ont vanté l'union du parti, elle ne semble pas se concrétiser sur ce sujet.

Invité de LCI et Radio Classique, le président de l'UMP est interrogé sur la tenue de primaire en cas de candidature de l'ancien chef de l'Etat. Réponse ? 

Je n'en sais rien. On a des statuts, ils seront appliqués, mais ce n'est pas le sujet d'aujourd'hui.

Actuellement, les statuts du parti prévoient effectivement une élection primaire pour désigner le futur candidat à la présidence de la République. "Il y a des statuts, qui ont prévu des primaires. Dans l'époque dans laquelle nous vivons, ça a du sens", justifie le député-maire de Meaux. 

De son côté, Brice Hortefeux, sur RTL, estime que "les primaires ça peut être utile pour départager lorsqu'il n'y a pas d'évidence". Une nuance qui est lourde de sens pour ce proche de Nicolas Sarkozy. 

Une primaire quand il y a une évidence ça a incontestablement moins de sens. 

Pour Nadine Morano, invitée de BFM TV, la tenue d'une primaire "dépend de qui est candidat". Si son champion entre en lice, la primaire n'est pas indispensable, juge-t-elle : 

Si Nicolas Sarkozy décide de revenir, je pense qu’il n’est pas nécessaire d’organiser des primaires (…) il faut absolument consulter nos militants pour savoir s'ils veulent leur apporter directement leur soutien.

L'ancienne ministre Michèle Alliot-Marie, sur i>Télé, considère qu'il faut respecter les statuts mais assure qu'elle "n'a jamais été très favorable aux primaires", "en tant que gaulliste". Mais s'en tient à la "discipline à l'intérieur du parti" : 

Moi j'ai toujours considéré que l'élection présidentielle, c'était une rencontre entre l'ensemble des Français et une personne. La logique des institutions de la 5e République ça n'est pas d'avoir le candidat du Parti socialiste, de l'UMP, du Front national, du parti écologiste, etc. C'est une discussion qui a eu lieu, c'est une question qui semble se reposer aujourd'hui. A l'UMP, il y a des discussions, c'est normal. Sinon on dirait que nous sommes des godillots. 

Dans Le Figaro, François Fillon, candidat déclaré, prônait quant à lui l'évidence d'une primaire. "Je ne vois pas comment une grande famille politique moderne comme l'UMP peut aller contre l'évolution démocratique de la primaire", défendait l'ancien Premier ministre. Une famille qui a encore des discussions à mener pour trouver l'unité sur ce terrain. 

Lors du dernier conseil national, l'UMP a voté pour l'installation d'une haute autorité chargée de superviser la primaire, avec neuf membres. 

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