Pascal Cherki, porte-parole de Hamon, accuse Le Monde de "propagande" pro-Macron

Publié à 10h08, le 11 mars 2017 , Modifié à 10h26, le 11 mars 2017

Pascal Cherki, porte-parole de Hamon, accuse Le Monde de "propagande" pro-Macron
Pascal Cherki à l'Assemblée nationale © STEPHANE DE SAKUTIN / AFP

C'est un argument jusqu'ici partagé par Les Républicains et le Front national, repris pour la première fois par un responsable politique pro-Hamon : le journal Le Monde ferait sans le dire campagne pour Emmanuel Macron, ce dernier ayant notamment reçu le soutien public de Pierre Bergé, actionnaire du quotidien. Pascal Cherki, député socialiste frondeur et porte-parole de l'ex-ministre de l'Éducation nationale depuis la primaire de la Belle alliance populaire, fait donc entrer cette ligne d'attaque dans le répertoire hamoniste, vendredi 10 mars. Et ce alors que le ton monte singulièrement entre les camps des deux candidats à la présidentielle, au cours d'une campagne où les médias sont régulièrement pris à partie par une majorité de participants

Pascal Cherki s'est ainsi demandé sur Twitter si"le salaire du directeur de la rédaction du Monde entre dans les comptes de campagne de Macron" :

L'élu de Paris est en réalité révolté par le choix éditorial du journal d'évoquer, en une ce week-end, "le PS face à la tentation Macron", quand Benoît Hamon, au lendemain de son passage à L'Émission politique sur France 2, "progresse dans la gauche et le PS" selon lui. "Une à charge" et "propagande indigne", accuse Pascal Cherki.

Voici la une en question:

S'il n'y a pas eu de réaction officielle de la part du Monde, quelques journalistes ont tout de même répondu au député hamoniste sur les réseaux sociaux. L'un des membres du service politique lui a ainsi rappelé que pas plus tard que la veille, le quotidien titrait en première page sur "le projet de Hamon de relancer l'Europe".

Cette seconde une est la suivante :

Ce vendredi, Le Monde s'est expliqué sur les accusations dont il fait l'objet concernant Emmanuel Macron. Le directeur du journal, Jérôme Fenoglio, assure par exemple : "Nos actionnaires sont libres de leurs prises de position, mais celles-ci n’engagent en rien notre rédaction. Je suis le garant de cette indépendance éditoriale : elle est totale. La déclaration de Pierre Bergé n’a et n’aura aucun impact sur notre contenu rédactionnel.

Emmanuel Macron est récemment devenu la cible privilégiée du camp Hamon. Le leader d'En Marche ! s'est vu qualifier de "marche-pied du Front national" par le candidat socialiste lui-même, ou d'incarnation de "l'UMPS" (concept cher à Marine Le Pen) par Vincent Peillon et Arnaud Montebourg.

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