Paul Voise, dix ans plus tard : "La politique, j’en fais pas trop"

Publié à 17h07, le 20 avril 2012 , Modifié à 17h12, le 20 avril 2012

Paul Voise, dix ans plus tard : "La politique, j’en fais pas trop"
Paul Voise sur larep.fr (capture d'écran)

Dès que la question sécuritaire revient dans le discours politique, on parle du syndrome Papy Voise. Le 18 avril 2002, à trois jours de la présidentielle, l’agression de ce retraité "sans histoire" par deux jeunes du quartier est traité en abondance par les médias.

On estime que l’éruption de l’insécurité dans la campagne a pu défavoriser la gauche – moins prolixe sur le sujet – et contribuer à l’élimination de Lionel Jospin.

Dix ans plus tard, larep.fr a retrouvé Paul Voise. Pour la présidentielle, il n’a pas encore fait son choix. Et s’en moque d’ailleurs royalement.

  1. Aucune suite à l'agression

    Sur larep.fr

    En 2002, l’affaire avait pris une place démesurée dans les médias – notamment dans les journaux télévisées – et avait orienté la fin de campagne sur des débats sécuritaires.Beaucoup disent que cette surexposition a pu contribuer à l’absence de Lionel Jospin au second tour, l’insécurité étant plus un thème de droite que de gauche.

    Paul Voise, lui, a surtout vécu ça comme un tourbillon médiatique et n’est pas très bavard lorsqu’on reparle de la cette période.

    Larep.fr a retrouvé le vieil homme, aujourd’hui âgé de 82 ans et résidant dans une maison de retraite à Lailly-en-Val. Malgré le coup de projecteur médiatique, l’enquête sur son agression n’a jamais rien donné : un homme a un temps été mis en examen puis relâché. Le tout a abouti à un non lieu.

    Côté politique, le reportage ne dit pas si Papy Voise a conscience d’avoir peut-être changé la donne dans l’élection de 2002. Très peu intéressé par la politique, il ne sait toujours pas pour qui il votera dans trois jours :

    La politique, j'en fais pas trop. J'sais même pas qui se présente.

Du rab sur le Lab

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