Penelope Fillon : François Fillon demande à être entendu par le parquet financier "dans les plus brefs délais"

Publié à 19h45, le 25 janvier 2017 , Modifié à 20h27, le 25 janvier 2017

Penelope Fillon : François Fillon demande à être entendu par le parquet financier "dans les plus brefs délais"
François Fillon © AFP

CONTRE-ATTAQUE – François Fillon choisit la contre-offensive. Au lendemain de la publication de l'article du Canard Enchaîné sur l'emploi fictif présumé de son épouse Penelope, le candidat à la présidentielle a décidé de réagir. Et plus fermement qu'en attaquant l'hebdomadaire sur sa supposée "misogynie".

Dans un communiqué, François Fillon réagit à l'ouverture d'une enquête sur le dossier par le parquet national financier. "Une décision particulièrement rapide" qui "permettra de faire taire cette campagne de calomnie et de mettre un terme à ces accusations dénuées de tout fondement", estime-t-il. Il ajoute :

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Je souhaite, pour rétablir la vérité, être reçu au parquet national financier dans les plus brefs délais.

 

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François Fillon en profite également pour dénoncer le fond de l'affaire, s'étonnant que des faits "aussi anciens et légaux fassent l'objet d'une telle campagne, à trois mois du premier tour de l'élection présidentielle". Ou comment sous-entendre que la publication des informations du Canard est, comme il l'a déjà affirmé plus tôt dans la matinée, une "boule-puante". "Ceux qui ont pensé m'atteindre doivent être certains de ma détermination", conclut-il.

L'épouse de l'ancien Premier ministre a été embauchée comme assistante parlementaire par le député Fillon et son suppléant, entre 1998 et 2007 puis en 2012, une période durant laquelle a perçu environ 500.000 euros brut sur les caisses parlementaires. Une situation qui n'est pas illégale, sauf s'il s'agit d'un emploi fictif, ce qui serait le cas en l'espèce selon Le Canard. Une autre assistante du suppléant de François Fillon, avec qui Penelope Fillon est censée avoir fait équipe, n'a en effet aucun souvenir de sa présence ni de son travail. L'enquête, confiée à l'Office central de lutte contre les infractions financières et fiscales (OCLCIFF), vise justement à déterminer la réalité de cette situation.

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