"Pepe" Manuel Valls, Laurent "PHP" Wauquiez, François "moi je" Hollande : le Top 8 des surnoms que les politiques se donnent entre eux

Publié à 12h25, le 29 juillet 2015 , Modifié à 12h57, le 29 juillet 2015

"Pepe" Manuel Valls, Laurent "PHP" Wauquiez, François "moi je" Hollande : le Top 8 des surnoms que les politiques se donnent entre eux

La politique est rythmée par les petites phrases bien senties, et bien souvent préparées pour un effet médiatique assuré. En verve, les hommes et femmes politiques aiment aussi trouver des surnoms pour leurs petits camarades. Pas toujours pour les complimenter, bien souvent pour souligner un élément exaspérant ou critiquable de leur personnalité ou de leur action publique.

Dans Paris Match de cette fin juillet, on apprend ainsi que Nicolas Sarkozy a trouvé un petit surnom à Stéphane Le Foll, fidèle de François Hollande depuis ses années PS et porte-parole du gouvernement : le "ministre de la rue de Solférino".

Le Lab s’est amusé à compiler le top 8 des surnoms que les politiques se donnent entre eux. Et parfois même à eux-mêmes. Liste non-exhaustive.

# Stéphane "ministre de la rue de Solférino" Le Foll

Porte-parole du gouvernement, Stéphane Le Foll est au cœur de l’actualité estivale avec la crise des éleveurs en tant que ministre de l’Agriculture. Mais Nicolas Sarkozy trouve que ce proche de François Hollande, qui a toujours eu un regard plus qu’avisé sur les jeux de pouvoir internes au PS, passe plus de temps au siège du parti qu’à son ministère, rapporte Paris Match. D’où ce petit surnom de "ministre de la rue de Solférino".

# "Pepe" Manuel Valls

Cécile Duflot n’est pas la meilleure amie de Manuel Valls, c’est bien connu. La députée EELV, ancienne ministre du Logement, aime à donner des petits noms à ses collègues et le Premier ministre n’échappe pas à la règle. Ainsi, lorsqu’elle était au gouvernement, alors dirigé par Jean-Marc Ayrault, l’écolo avait surnommé le ministre de l’Intérieur "Pepe Manuel", du nom du capricieux personnage d’Astérix en Hispanie Pepe, fils de Soupalognon y Crouton, qui retient sa respiration jusqu’à obtenir gain de cause.

# François "Moi je" Hollande

Depuis son retour en politique, Nicolas Sarkozy a ajouté une nouvelle corde à son arc oratoire : celle de l’humour. Comme François Hollande. Un François Hollande justement que le président de Les Républicains a raillé à longueur de meetings en le surnommant "moi je". Un surnom emprunté et inventé par Brice Hortefeux pour parler de… NKM.

# Martine "Tullius Detritus" Aubry

Les albums d’Astérix inspirent décidément beaucoup nos politiques. Après Cécile Duflot, ce sont François Hollande et Manuel Valls qui ont pioché dans les aventures du petit Gaulois moustachu pour qualifier leur meilleure ennemie de l’intérieur, Martine Aubry. Aussi ont-ils choisi le personnage de la Zizanie envoyé par César pour mettre la pagaille dans le village des irréductibles gaulois, Tullius Detritus, pour qualifier la maire de Lille.

# Claude "Le Parrain" Bartolone

Un coup, pour lui, c’est un compliment. Un autre, c’est le révélateur d’un racisme latent. Toujours est-il qu’avec son nom à consonance italienne et sa mainmise sur le 9.3, le président de l’Assemblée nationale Claude Bartolone a hérité du surnom à référence mafieuse de "parrain". C’est l’écolo Dominique Voynet qui l’a, en premier, évoqué, avant que le communiste Jean-Pierre Brard ne le reprenne à son compte.

# Laurent "PHP" Wauquiez

Laurent Wauquiez a des ennemis disséminés un peu partout, à droite et à gauche. Dans la majorité, c’est Stéphane Le Foll qui a trouvé son petit sobriquet au numéro 2 bis de Les Républicains. Une "formule brevetée", s’amuse le porte-parole du gouvernement à propos du député de Haut-Loire qu’il nomme "PHP" pour "petit homme politique". Il en était tellement fier qu’il en a même fait un hashtag sur Twitter.

# Jean-Marie "ministre des tensions avec le Parlement" Le Guen

Il est réputé "cogneur" et n’a pas franchement bonne presse, surtout parmi les frondeurs du PS avec qui il n’a eu de cesse de castagner depuis qu’il a été nommé secrétaire d’Etat chargé des relations avec le Parlement. Et comme ces relations ne sont pas des plus apaisées, les députés de l’aile gauche de la rue de Solférino ont trouvé un petit nom à Jean-Marie Le Guen, celui de "ministre des tensions avec le Parlement".

# Bonnie and Clyde

En politique comme à la ville, ils sont désormais en couple. Alors ils sont qualifiés comme tel, et notamment par le Premier ministre Manuel Valls qui les a démissionnés du gouvernement, à la fin de l’été 2014. Ainsi le résident de Matignon appelle-t-il Arnaud Montebourg et Aurélie Filippetti "Bonnie and Clyde". Ce qui amuse l’ancien ministre du Redressement productif qui reconnaît que Manuel Valls n’a "pas tout à fait tort".

[BONUS TRACK] "Frexit" et "Bionic"

Il y a donc ceux qui donnent des surnoms plus ou moins péjoratifs à leurs camarades comme à leurs adversaires. Et il y a ceux qui s’estiment et se trouvent des surnoms pour eux-mêmes. Nicolas Sarkozy, qui entretient sa santé avec soin, adepte du running et de vélo, ne buvant pas d’alcool et ne fumant que des cigares, s’est donné lui-même un surnom à la sémantique de super-héros : "Bionic".

Marine Le Pen fait quant à elle un peu plus dans la sobriété quand, en référence à la crise grecque et à l’hypothèse d’un "Grexit", elle se présente à la presse anglaise en disant :

"

Appelez-moi madame Frexit.

"

A LIRE AUSSI SUR LE LAB :

> Le Lab vous propose son bréviaire des surnoms des politiques (oui mais en gifs)

Du rab sur le Lab

PlusPlus