Pour 2017, François Hollande ne veut surtout pas faire comme Nicolas Sarkozy en 2012

Publié à 08h43, le 02 septembre 2016 , Modifié à 08h43, le 02 septembre 2016

Pour 2017, François Hollande ne veut surtout pas faire comme Nicolas Sarkozy en 2012
François Hollande et Nicolas Sarkozy © STEPHANE DE SAKUTIN / AFP

Ils sont pressés d’en découdre. Sonnés après le départ du gouvernement d’Emmanuel Macron mardi 30 août, les hollandais veulent désormais que le chef de l’Etat se lance dans la campagne présidentielle. Ou, au minimum, envoie des signaux. Sur iTÉLÉ jeudi 1er septembre la ministre de l’Education nationale Najat Vallaud-Belkacem avait demandé aux cadres du PS de "faire comme si François Hollande était candidat". Un autre fidèle du président, le patron des députés socialistes, Bruno Le Roux, avait quant à lui appelé jeudi le chef de l’Etat a "donné un signal de candidature dès la semaine prochaine".

Ce vendredi, Le Figaro rapporte des propos glissés par François Hollande à ses proches concernant sa stratégie présidentielle :  

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Si j’y vais, je ne veux pas faire comme Sarkozy et commencer à défendre mon bilan et choisir mes équipes au tout dernier moment. Je veux que tout soit prêt avant.

 

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Cela n’a pas tardé. Comme le précise le quotidien, un dispositif de précampagne s’est déjà mis discrètement en place ces derniers mois. Chaque jeudi se tient ainsi une réunion de "coordination opérationnelle" au PS autour des fidèles hollandais Stéphane Le Foll, Didier Guillaume, Bruno Le Roux, Vincent Feltesse et Guillaume Bachelay. Des fidèles Manuel Valls participent aussi à cette réunion, comme Yves Colmou, un proche conseiller du Premier ministre et le député Carlos Da Silva.

Le premier signal fort interviendra le 8 septembre lors d’une intervention de François Hollande sur "la démocratie face au terrorisme" devant les think-tanks de gauche Terra Nova et la Fondation Jean-Jaurès. Comme le précise Le Monde, le président esquissera l’armature de ce que serait la campagne présidentielle s’il était candidat : une défense appuyée de la démocratie et du vivre-ensemble face aux attaques de la droite.

Pour François Hollande, ce sera l’occasion d’une "démonstration de force" destinée à "cranter" une "rentrée tumultueuse" dominée par les déclarations de candidature de Nicolas Sarkozy et Arnaud Montebourg, selon des propos rapportés par l’Elysée dans Le Figaro.

Mais, pour un député PS cité par le quotidien de droite, cette effervescence traduit "une certaine fébrilité des hollandais".

 

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Ils s’agitent et ne sont pas d’accord entre eux sur la stratégie. Ils s’affolent.

 

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