Pour Alexis Bachelay, les électeurs qui ont choisi Mélenchon "par défaut", par manque "de candidat de gauche", vont rejoindre Hamon

Publié à 11h20, le 30 janvier 2017 , Modifié à 22h05, le 30 janvier 2017

Pour Alexis Bachelay, les électeurs qui ont choisi Mélenchon "par défaut", par manque "de candidat de gauche", vont rejoindre Hamon

Alexis Bachelay est porte-parole de Benoît Hamon, candidat du PS à la présidentielle. Au lendemain de la victoire de son champion, il est l’invité de Public Sénat/Sud radio ce 30 janvier. Dans son discours de victoire, Benoit Hamon a tendu la main à Yannick Jadot et Jean-Luc Mélenchon. Pour l'instant, le leader de "la France insoumise" ne semble pas franchement décidé à faire des signes à son alter ego socialiste. Alexis Bachelay assume :

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A ce stade-là, il n’y pas de rendez-vous de pris mais il y a une volonté annoncée par Benoît Hamon en tant que candidat d’aller rencontrer discuter avec d’autres …. 

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Mais qu’on ne s’y trompe pas, ce n’est pas vraiment à Jean-Luc Mélenchon que le camp de Hamon s‘adresse mais plutôt… à ses électeurs. Alexis Bachelay explique :   

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On ne va pas faire de discussion de boutiques. Il y a un projet qui a été validé par 59 % des Français qui ont participé à la primaire. Il y a une base, le projet, il peut être enrichi… et puis on va s’adresser, pensons-le, quand même aux électeurs de Jean-Luc Mélenchon parce que peut être que la discussion avec Jean-Luc Mélenchon lui-même, elle sera difficile. Il faut que lui il soit en posture de dialogue, c’est pas toujours le cas. Mais vous savez aujourd’hui il y a beaucoup d’électeurs de Jean-Luc Mélenchon qui l’avaient pris par défaut en se disant : puisque on ne sait pas vraiment s’il y aura un autre candidat de gauche, on prend celui-là. Maintenant il y a un candidat de gauche : Benoît Hamon…

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Un candidat "de gauche" qui pourrait rafler la mise auprès des électeurs de Jean-Luc Mélenchon. Le sondage Kantar Sofres pour LCI, RTL et le Figaro publié dimanche soir donnant  Hamon devant Mélenchon au premier tour de la présidentielle fait pousser des ailes à Alexis Bachelay. Même plus que des ailes. Il développe :  

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Tout est jouable tout est rebattu. Il (Hamon NDLR) peut être devant Macron dans 15 jours. Il y a des électeurs – comme certains pensait voter Mélenchon, qui pensaient  voter Macron puis ils découvrent qu’il y a un candidat qui est plus central qui s’appelle Benoît Hamon  et qui peut rassembler des gens de chez Mélenchon et chez Macron. 

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D’ailleurs, il leur fait un petit clin d‘œil et explique :

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Le PS doit se mettre en ordre de marche derrière Benoît Hamon avec Jean-Christophe Cambadélis avec tous les autres élus et responsables. Le PS veut gagner l’élection présidentielle et nous allons nous mettre en marche.    

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