Pour Benoist Apparu, l'annonce de candidature (non officielle) d'Emmanuel Macron, c'est pour embêter la primaire de la droite

Publié à 18h05, le 15 novembre 2016 , Modifié à 18h05, le 15 novembre 2016

Pour Benoist Apparu, l'annonce de candidature (non officielle) d'Emmanuel Macron, c'est pour embêter la primaire de la droite
Benoist Apparu © BERTRAND GUAY / AFP

Emmanuel Macron pourrait annoncer, mercredi 16 novembre, sa candidature à l'élection présidentielle, selon RTL et BFMTV. Rien n'est encore officiel et, pour l'heure, les proches de l'ancien ministre de l'Économie noient le poisson, se contentant d'inviter *avec insistance* les journalistes à venir assister au déplacement de l'homme "en marche" dans un centre d'apprentissage de Bobigny.

Déjà, certains réagissent, et notamment Benoist Apparu. Interrogé sur BFMTV ce mardi 15 novembre, le porte-parole d'Alain Juppé s'étonne de la démarche. Il considère que, si Emmanuel Macron décide effectivement d'annoncer sa candidature quatre jours avant le premier tour de la primaire de la droite, cela montre qu'il fait de la politique comme papa. Il dit :

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J'ai cru comprendre qu'on nous disait, en gros : 'je vais faire de la politique autrement, en dehors des clans, en dehors des partis, je suis un homme libre'. Et la première chose qu'il fait, si je comprends bien, c'est une démarche purement politicienne, purement de calcul électoral, en se disant : 'je vais essayer de 'fausser', entre guillemets, le résultat de la primaire de la droite et du centre'. […] Le raisonnement politicard, que je viens d'évoquer, d'Emmanuel Macron me paraît vraiment tortueux pour ne pas dire tordu.

 

"

En revanche, Benoist Apparu ne semble pas du tout inquiet de cette candidature – qui on le répète n'est pas encore officielle. Pourquoi ? Parce que mai, c'est loin, explique ce soutien d'Alain Juppé qui voit donc son candidat remporter naturellement la primaire de la droite.

Si les deux hommes sont face à face, en revanche, Benoist Apparu reconnaît qu'il pourrait y avoir des "interférences". Mais là, ce serait aller un peu loin dans la politique fiction. 

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