Pour Clémentine Autain, "Balance ton porc" est un terme "un peu étrange" mais "qui convient parfaitement aux réseaux sociaux"

Publié à 19h11, le 16 octobre 2017 , Modifié à 20h57, le 16 octobre 2017

Pour Clémentine Autain, "Balance ton porc" est un terme "un peu étrange" mais "qui convient parfaitement aux réseaux sociaux"
Clémentine Autain © AFP

Le hashtag  #BalanceTonPorc a trusté les internets tout ce week-end de mi-octobre. Initié par la journaliste Sandra Muller, c'est par son biais que des milliers de femmes ont raconté les faits de harcèlement sexuel ou de viol dont elles ont été victimes. "Avec un ton humoristique, on peut faire passer certains messages. J'ai considéré qu'il fallait aussi que je montre l'exemple, alors, j'ai balancé", a expliqué Sandra Muller, sur Europe 1.

Invitée d'Europe 1 ce lundi 16 octobre, Clémentine Autain trouve elle-même l'expression "un peu étrange". "Ça a dû partir d'une idée un peu folle de colère", estime la députée de La France insoumise, tout en considérant que "c'est un terme qui convient parfaitement aux réseaux sociaux". "S'il a flambé comme il a flambé, c'est le signe d'une colère qui s'est exprimée brutalement, avec un terme qui… en effet… on peut en rire", ajoute l'élue de Seine-Saint-Denis.

Mais l'essentiel n'est de toute façon pas là. Clémentine Autain ajoute :

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On est en train de parler de violences, de harcèlements qui existent de façon massive. Et je crois qu'on n'avait pas conscience de la gravité de ces faits et de l'ampleur de ces faits. Et c'est ça qui est extraordinaire dans la période que nous vivons - alors avec les drames qui sortent de terre comme on l'a vu avec l'affaire Weinstein aux États-Unis, des soupçons à l'égard de Donald Trump. On a eu l'affaire DSK, on a l'affaire Baupin. Enfin, une parole se libère. Une femme sur cinq, au cours de sa vie, va avoir affaire à du harcèlement.

 

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Vendredi 13 octobre, sur BFMTV, Clémentine Autain avait lancé un appel pour que les femmes victimes de viol parlent publiquement – et que la société les écoute. "Les violences ne seront pas punies tant que les femmes ne sortiront pas de la honte et n'arriveront pas à parler. Mais c'est toute la société qui doit entendre, disait-elle. […] Je dis aussi à toute la société, c'est que la condition sine qua non pour que ces femmes puissent parler, c'est que nous soyons capables d'entendre, de reconnaître la violence de ces actes, de savoir en mesurer le traumatisme potentiel monstrueux qu'il y a derrière cela."

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