Pour défendre les crèches de Noël, Nadine Morano parle de la prime de Noël que tout le monde est content de toucher

Publié à 09h41, le 11 décembre 2017 , Modifié à 09h41, le 11 décembre 2017

Pour défendre les crèches de Noël, Nadine Morano parle  de la prime de Noël que tout le monde est content de toucher
Nadine Morano © AFP

Nadine Morano est une fervente croyante qui souhaite d'ailleurs que les racines judéo-chrétiennes soient inscrites dans la Constitution de la 5e République, au risque de heurter un principe essentiel en France, celui de la laïcité.

Oui eh bien justement, parlons-en de la laïcité. Pour Nadine Morano, ce principe est plutôt bien, du moins tant qu'il ne concerne pas trop à la chrétienté. Par exemple, interdire l'installation de crèche de la nativité dans l'enceinte d'un établissement public, c'est mal, voyez. Invitée de LCI ce lundi 11 décembre, l'eurodéputée défend donc l'initiative de  Laurent Wauquiez d'installer une "exposition de santons" dans le hall de l'hôtel de région Auvergne-Rhône-Alpes. Pour elle, cela participe à la défense de notre culture, culture mise à mal, donc, selon elle. C'est simple : pour Nadine Morano, on veut supprimer Noël de l'espace public. Enfin quand cela arrange tout le monde.

Elle dit :

Je suis née en 1963, 58 ans après la loi sur la laïcité. Quand j'étais petite, on faisait le sapin de Noël à l'école. Quand mes enfants étaient petits, on faisait les œufs de Pâques. Il y a les vacances de Noël. Il y a même la prime de Noël mais là tout le monde est content quand il s'agit de toucher la prime de Noël. Et ça, bizarrement… on attaque notre culture en se servant de la laïcité.

 

Contre les gens qui refusent d'installer des crèches dans les espaces publics, Nadine Morano rétorque donc que tout le monde est bien content de toucher la prime de Noël… Il fallait y penser.

L'ancienne secrétaire d'État, on l'a dit, souhaite inscrire les racines chrétiennes de la France dans la Constitution. Et ne lui dites pas que cela revient à mettre à l'écart les non-chrétiens du pays. Quand on lui demande si l'islam n'a pas la même place que la religion catholique en France, elle répond que "bien sûr, c'est une réalité". "Quand je dis que la France a des racines chrétiennes, vous croyez que ce n'est pas la réalité", dit-elle. 

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