Pour éluder toute idée de primaire à gauche, Stéphane Le Foll parle... des attentats du 13 novembre

Publié à 08h26, le 26 février 2016 , Modifié à 08h29, le 26 février 2016

Pour éluder toute idée de primaire à gauche, Stéphane Le Foll parle... des attentats du 13 novembre
Stéphane Le Foll © Capture d'écran France Info

ARGUMENT BÉTON - Stéphane Le Foll n'est pas du tout favorable à l'organisation d'une primaire à gauche en vue de la prochaine élection présidentielle. Mais alors pas du tout. Et ce n'est pas le revirement éclair de Martine Aubry sur le sujet qui va le faire changer d'avis.

D'autant que le porte-parole du gouvernement a un argument imparable : les attentats de Paris et de Saint-Denis du 13 novembre 2015. Vous ne voyez pas le rapport entre les deux sujets ? Laissez donc Stéphane Le Foll vous expliquer.

Invité de France Info ce vendredi 26 février, le ministre de l'Agriculture élude d'un revers de la main cette idée d'organiser une primaire à gauche. Après avoir noté le virage à 180° de Martine Aubry sur le dossier, le porte-parole du gouvernement lance :

 

"

Le 13 novembre, il y a eu, je ne sais plus combien, 130 morts et 50 blessés. Le Premier ministre me disait hier qu'il avait été rencontrer des victimes. Eux, ils ont pas oublié. Et je trouve que, dans ces moments-là, pour ce qui nous concerne en tout cas au gouvernement, on va évacuer, et je le dis maintenant de manière sérieuse, toutes ces questions de primaires, tous ces jeux qui, dans un contexte où on a affaire à une crise agricole mais aussi une crise de lutte contre le terrorisme, une situation sur l'Europe qui est quand même, à la veille du Brexit, un sujet majeur. Et nous, on serait là en train de débattre de savoir si à la fin de l'année, tout le monde participe à une primaire, est-ce que ça serait chouette, est-ce que ce serait pas chouette ?

"

Si on comprend bien, la primaire n'est pas "un enjeu majeur" et le gouvernement a d'autres choses à faire que de traiter ce sujet politico-politique. Un argument bien pratique qui permet d'éluder la question d'une primaire donc. Mais aussi tout autre débat un peu gênant pour le gouvernement. "Je rappellerais à tous ceux qui, au gouvernement, ont une responsabilité que nous, c'est la France et les Français", ajoute le ministre de l'Agriculture. Circulez donc, nous sommes en état d'urgence.

Voilà, vous savez maintenant quel est le lien entre les attentats du 13 novembre et la primaire de la gauche. Merci Stéphane Le Foll. 

Du rab sur le Lab

PlusPlus