Pour Eric Woerth, s’il y a eu un accord sur la Grèce, c’est un peu grâce à "l’appel de Nicolas Sarkozy"

Publié à 10h21, le 13 juillet 2015 , Modifié à 11h10, le 13 juillet 2015

Pour Eric Woerth, s’il y a eu un accord sur la Grèce, c’est un peu grâce à "l’appel de Nicolas Sarkozy"
Eric Woerth. © FRED DUFOUR / AFP

Pour Eric Woerth, cela ne fait aucun doute. A l’inverse de Manuel Valls, qui pense que la sortie de Nicolas Sarkozy sur François Hollande a "affaibli la position de la France", l’ancien ministre du Budget pense qu’une part de l’issue trouvée au cas grec doit être attribuée au président de Les Républicains.

Sur BFM TV, ce lundi 13 juillet, peu avant l’annonce officielle de cet accord sur un nouveau plan d'aide à la Grèce, Eric Woerth a ainsi défendu Nicolas Sarkozy qui, selon lui, "a mille fois raison". Et de développer, attaquant François Hollande et assurant que l’ancien chef de l’Etat n’est pas pour rien dans le compromis trouvé :

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Il y a eu un double jeu du président français pendant longtemps, copain copain avec Tsipras et en même temps copain copain avec la chancelière allemande. Je souhaite que le couple franco-allemand fonctionne à fond. Visiblement, semble-t-il, l’appel de Nicolas Sarkozy n’est pas resté lettre morte. C’est-à-dire qu’il y a bien aujourd’hui des propositions allemandes qui vont, je l’espère, dans un sens acceptable pour les Grecs.

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Relancé sur l’importance de l’appel de Nicolas Sarkozy, Eric Woerth ajoute :

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Tous les appels sont importants. Un ancien président de la République française est important. Il souhaitait un compromis, c’est ce que nous allons avoir.

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Une déclaration qui a fait rire le secrétaire d'Etat Thierry Mandon pour qui c'est "le prix de l'humour politique assuré" :

[Edit 11h]

L'avis d'Éric Woerth est en revanche partagé par le porte-parole de Les Républicains, Sébastien Huyghe. Sur BFMTV, ce dernier a expliqué :

 

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J'observe que finalement, quand la France et l'Allemagne travaillent de concert, eh bien ça peut marcher. Sauf que pendant une bonne partie de la négociation, la France a joué un peu cavalier seul, ce qui a un peu posé problème. Et d'ailleurs c'est pour ça que Nicolas Sarkozy, hier, est un peu monté au créneau pour rappeler que le couple franco-allemand était le moteur de l'Europe et qu'il devait se remettre à fonctionner.

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Si l'accord a été conclu, c'est donc selon Sébastien Huyghe parce que le couple franco-allemand s'est "remis à fonctionner" grâce à l'intervention de Nicolas Sarkozy. Cela dit, il n'affirme pas catégoriquement qu'il n'y aurait pas eu d'accord sans l'ancien chef de l'État. "Je ne dis pas ça, je dis que Nicolas Sarkozy a eu raison de rappeler que le couple franco-allemand devait fonctionner pour continuer à être le moteur de l'Europe", a-t-il répété.

Et d'estimer, à la suite d'Éric Ciotti, que l'accord trouvé ce lundi "n'est pas dû à François Hollande", qu'il qualifie de "piètre négociateur". "Vous ne dites pas à votre interlocuteur que quoi qu'il dise, quoi qu'il fasse, vous voulez un accord et vous signerez à la fin", a-t-il estimé, rappelant la déclaration de François Hollande sur la recherche d'un compromis "à tout prix".

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