Pour Florian Philippot, la question religieuse est trop présente dans la société (mais il veut "libérer" les musulmans)

Publié à 08h35, le 07 novembre 2017 , Modifié à 08h35, le 07 novembre 2017

Pour Florian Philippot, la question religieuse est trop présente dans la société (mais il veut "libérer" les musulmans)
Florian Philippot © Capture d'écran RTL

Florian Philippot n'est plus numéro 2 du Front national. Il est, désormais, uniquement leader du mouvement Les Patriotes. L'eurodéputé essaye donc de se démarquer de son ancienne famille politique, ce qui n'est pas évident, tant il a marqué de son empreinte les dernières années du FN.

Durant la campagne présidentielle, Florian Philippot voulait faire du FN le chantre d'une laïcité extrême qui voudrait interdire tout signe religieux dans l'espace public, y compris la rue. Florian Philippot ne formule pas de telles promesses, ce mardi 7 novembre sur RTL. Néanmoins, l'élu du Grand Est souhaite que la religion prenne moins de place dans la société :

Elle est trop présente, cette question religieuse. Maintenant, elle envahit en permanence le débat public. On est sommé, quasiment, de dire si on croit ou ne croit pas. Est-ce qu'on applique bien la religion ? C'est écrasant, c'est fatiguant, c'est étouffant. Je pense que la religion est une affaire personnelle. Croire, ça peut être magnifique, mais c'est une affaire personnelle et l'État doit organiser les relations sociales, les relations politiques entre les citoyens dans le cadre de la laïcité.

 

La question religieuse est "trop présente". Soit. Mais Florian Philippot s'intéresse tout de même de très près à l'islam. Dans la charte des Patriotes, il souhaite permettre "aux Français musulmans de pratiquer leur religion sans risquer d'être assimilés à cet extrémisme, l'extrémisme étant  l'islamisme". Il ajoute :

Oui, nous pensons qu'il faut libérer nos compatriotes musulmans des… [Il est coupé].

 

Durant la présidentielle, Florian Philippot avait réaffirmé la volonté du FN d'interdire les "signes religieux ostensibles dans l'espace public". Une proposition déjà formulée en 2016 et visant le voile, la grande croix ou bien encore la kippa. De quoi profondément irriter une partie des catholiques d'extrême droite. Le maire de Béziers Robert Ménard avait ainsi dénoncé auprès du Scan du Figaroune "attitude laïcarde"…  

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