Pour François Hollande, la presse "pardonne tout" à Emmanuel Macron alors qu’elle a été méchante avec lui

Publié à 19h10, le 31 août 2017 , Modifié à 19h10, le 31 août 2017

Pour François Hollande, la presse "pardonne tout" à Emmanuel Macron alors qu’elle a été méchante avec lui
© Thibault Camus / POOL / AFP

Vous trouvez qu’on parle beaucoup de François Hollande ces derniers temps ? Eh bien c’est normal, bravo, vous avez tout à fait raison. Car depuis le milieu de l’été, l’ancien Président multiplie les interventions médiatiques pour vanter son bilan et critiquer les réformes d’Emmanuel Macron. Mais pas que : au passage, il en profite pour faire un peu de diplomatie parallèle et remettre la main sur le Parti socialiste.

François Hollande a eu, c’est vrai, une période de réserve. De deux mois seulement, mais pendant laquelle il s’est VRAIMENT retenu de s’exprimer. Du coup, aujourd’hui, ses proches vous font rattraper les épisodes dont le grand public n’avait pas eu connaissance. Et notamment ce commentaire de François Hollande sur le traitement par la presse de l’action présidentielle, bien plus clémente à ses yeux que celui qu’elle lui réservait. Voici ce qu’il a confié à son ami Jean-Pierre Jouyet, comme le rapporte Paris Match le 31 août :

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J’aurais abandonné des promesses au bout de deux mois, j’aurais été étrillé par la presse. Lui, on lui pardonne tout…

"

Cet éternel "je t’aime, moi non plus" entre François Hollande et les journalistes…

Pour l’heure, Emmanuel Macron a renoncé à quelques promesses, comme dédier un ministère plein et entier aux Droits des femmes. Lors des débats sur la loi pour la confiance dans la vie politique, la majorité a aussi reculé sur "l’interdiction pour tous les détenteurs d'un casier judiciaire (niveau B2) de se présenter à une élection", mais aussi à l'interdiction des activités de conseil pour les parlementaires.

Quant au télescopage du Congrès (3 juillet) d’Emmanuel Macron et du discours de politique générale (4 juillet) d’Édouard Philippe, François Hollande n’en a pas cru ses yeux. "Qu’est-ce qui leur a pris ?, s’est-il interrogé selon Paris Match devant certains visiteurs de la rue de Rivoli, où il a ses bureaux. Si j’étais Édouard Philippe, je ne ferais pas de discours de politique générale."

Oui, mais qui imagine Emmanuel Macron choisir François Hollande comme Premier ministre ?

Du rab sur le Lab

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