Pour Gérard Larcher, le parti LR a évité "l’implosion" de justesse après le 1er tour de la présidentielle

Publié à 11h35, le 25 avril 2017 , Modifié à 11h35, le 25 avril 2017

Pour Gérard Larcher, le parti LR a évité "l’implosion" de justesse après le 1er tour de la présidentielle
Gérard Larcher. © Capture d'écran du site RTL

Pour la première fois de la Ve République, la droite n’est pas qualifiée au second tour de la présidentielle. Et le parti LR a bien failli s’en retrouver détruit dès le lendemain, du moins d’après le président du Sénat Gérard Larcher. Ce dernier était l’invité de RTL ce mardi 25 avril. Il est revenu sur le comité politique de la veille, qui était pour le moins *tendu* quant à la position à adopter pour le 2ème tour.

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« Gérard Larcher : Les lendemains de défaites historiques, il s’agit d’une élection présidentielle, sont douloureux. Hier, avec Bernard Accoyer, on a évité l’implosion de notre mouvement par l’esprit de responsabilité. Et je dois dire que notre communiqué fixe un cadre politique qui est clair, simple.



Journaliste : Vous nous dites qu’hier Les Républicains ont risqué l’implosion ?



Gérard Larcher : Mais oui, parce que nous sommes sur un sujet tout à fait fondamental. Ce risque a pu être évité grâce à l’esprit de responsabilité de la plupart des membres du bureau politique. »

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Questionné sur la raison de ce danger d’implosion, le président du Sénat répond : "Le sujet du positionnement pour le second tour de l’élection. Nous avons appelé à voter contre Marine Le Pen. Nous avons appelé à ne pas nous abstenir".

"Voter contre Marine Le Pen", sans jamais citer le nom d’Emmanuel Macron… Cette prise de position, décidée sans vote, est loin d’avoir fait l’unanimité au sein du parti. Entre ceux qui se satisfont de cette décision, ceux qui veulent appeler clairement à voter pour le candidat d’En Marche!, ceux qui refusent le front républicain et ceux qui veulent voter pour Marine Le Pen, les divisions sont profondes. Pour rajouter au mélodrame, François Fillon s’est mis en retrait (pour l’instant) de la vie politique, laissant dans son sillage un sérieux problème de leadership.

Cette crise existentielle d’un parti politique est loin d’être la première du genre. En 2012, Nicolas Sarkozy s’était retiré (temporairement) de la vie politique, léguant les rênes de l’UMP à qui pourrait les saisir. En avait résulté la shakespearienne guerre Fillon-Copé la même année.

Pour maintenir un semblant d’unité aujourd’hui, certains espèrent un retour de… Nicolas Sarkozy. C’est en tout cas l’appel qu’a lancé ce mardi 25 avril le député du Pas-de-Calais, Daniel Fasquelle, sur Twitter. Il demande que l’ancien président de la République sorte de sa retraite politique pour reprendre la tête du parti. Encore.

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