Pour Hortefeux, les infos de Mediapart sur le financement de la campagne 2007 de Sarkozy par Kadhafi sont "pathétiques"

Publié à 20h03, le 27 septembre 2016 , Modifié à 20h07, le 27 septembre 2016

Pour Hortefeux, les infos de Mediapart sur le financement de la campagne 2007 de Sarkozy par Kadhafi sont "pathétiques"
© Capture d'écran Public Sénat

Cela va peut-être vous surprendre mais parfois, Brice Hortefeux se plaît à citer Jacques Chirac (qui lui-même reprenait un néologisme imaginé par Arthur Rimbaud). Étonnant de la part de l'ami de plus de 30 ans de Nicolas Sarkozy. Mais la situation l'exige et puisqu'il s'agit de défendre l'ancien président de la République, l'ex-ministre de l'Intérieur s'autorise cet effet.

Ce mardi 27 septembre, Mediapart a révélé que la justice avait récupéré le carnet d'un ancien ministre de Mouammar Kadhafi où étaient consignés des versements au profit de Nicolas Sarkozy. Au total, 6,5 millions d'euros auraient été versés au clan Sarkozy, alors en pleine campagne électorale de 2007, selon les écrits de Choukri Ghanem, ancien chef du gouvernement libyen ex-ministre du Pétrole.

Invité de l'émission L'Épreuve de vérité sur Public Sénat ce mardi, Brice Hortefeux juge ces informations "pathétiques" et s'en prend à Mediapart. Il dit :

"

C'est pathétique. J'ai connu une époque où sans doute vous m'auriez interrogé parce qu'il y avait une annonce de 50 millions – ce qui était d'ailleurs très désobligeant pour les Libyens, parce qu'on aurait pensé qu'ils ne savaient absolument pas qu'une campagne en France était aux alentours de 20 ou 22 millions à l'époque. Encore une fois, que la justice fasse son travail. Vous savez, Mediapart raconte beaucoup de choses et, en vérité, quand on gratte, généralement ça s'avère un peu, selon la formule de Jacques Chirac, abracadabrantesque.

 

"

Dès avril 2012, Mediapart avait publié un document affirmant que le régime libyen aurait financé la campagne présidentielle 2007 de Nicolas Sarkozy. À l'époque, alors que le président sortant menait campagne pour sa réélection, l'UMP avait attaqué Mediapart, qualifiant le site d'officine" au service de la gauche. De son côté, Nicolas Sarkozy avait fustigé un site "coutumier du mensonge".

Même si l'officine" au service de la gauche a sorti des affaires concernant Jérôme Cahuzac ou Aquilino Morelle, la vision qu'a une partie de la droite de Mediapart n'a, semble-t-il, pas changé. 

Du rab sur le Lab

PlusPlus