Pour Jean-Christophe Lagarde, la fuite des écoutes de la DGSE est une bonne chose pour la démocratie

Publié à 12h31, le 13 avril 2016 , Modifié à 12h31, le 13 avril 2016

Pour Jean-Christophe Lagarde, la fuite des écoutes de la DGSE est une bonne chose pour la démocratie
© © PATRICK KOVARIK / AFP

La révélation du 12 avril par Le Mondeconcernant la mise sur écoute de Thierry Solère par la DGSE (Direction générale de la sécurité extérieure) en 2012 suscite de nombreuses réactions politiques. Le même refrain revient souvent, tous s’indignent de ces pratiques à première vue illégales.  

Jean-Christophe Lagarde a lui décidé de voir cette affaire sous un autre œil. Le président de l’UDI se présente comme un des seuls à se réjouir de la sortie de ces écoutes. Il estime que leurs révélations sont un bon signe pour la santé de la démocratie. Il explique le 12 avril sur iTélé :

 

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Si ça se produit, que ça sort quand même, ça prouve que ce n’est pas totalement étanche et qu’il y a des gens au service de police qui tiennent d’abord à la démocratie. 

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Jean-Christophe Lagarde en profite pour proposer de "revoir le système d’autorisation des écoutes".

Thierry Solère était candidat dissident pour les élections législatives de 2012 dans les Hauts-de-Seine quand il a été mis sur écoute pas la DGSE. Il était opposé à Claude Guéant, alors ministre de l’Intérieur jusqu’en mai 2012. Celui-ci nie son implication et explique qu’il s’agit ici d’ "un moyen de diversion pour la majorité et le gouvernement."

Ce 13 avril sur Europe 1, Claude Guéant estime qu’à travers lui, "on atteint Sarkozy". Le président de Les Républicains a quant à lui préféré s’amuser de la situation. Il explique ne pas trop croire en ces accusations dont le scénario lui paraît trop "dément".  

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