Pour Juliette Méadel, les sifflets contre Manuel Valls à Nice "portent atteinte à la dignité et à la mémoire" des victimes

Publié à 08h39, le 19 juillet 2016 , Modifié à 12h48, le 19 juillet 2016

Pour Juliette Méadel, les sifflets contre Manuel Valls à Nice "portent atteinte à la dignité et à la mémoire" des victimes
Juliette Méadel © AFP

C'était l'une des images de ce lundi 18 juillet : Manuel Valls sifflé et hué en marge de la minute de silence, à Nice, en hommage aux victimes de l'attentat du 14 juillet. Des comportements que le Premier ministre a lui-même jugé "indignes dans une cérémonie de recueillement et un hommage aux victimes" mais qui, selon lui, étaient le fait de "militants" politiques organisés, et non d'une manifestation de colère "spontanée".

Juliette Méadel a, elle-aussi, été choquée par ces expressions de colère lancées à l'adresse du chef du gouvernement. Invitée d'iTÉLÉ ce mardi, la secrétaire d'État aux Victimes dénonce ces agissements. Elle dit :

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C'étaient évidemment des sifflets qui n'avaient pas lieu d'être, qui portent atteinte à la dignité et à la mémoire de ceux qui sont décédés et aux proches des victimes. Donc c'était plus que déplacé.

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Invitée de Sud Radio, la ministre du Logement Emmanuelle Cosse a estimé que "la colère est tout à fait légitime après cet attentat atroce", mais que cela "n'excuse absolument pas cette attitude" qui l’a "beaucoup choquée" :

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On doit à l’ensemble des victimes et à toutes les personnes qui ont été touchées une dignité. Quand je dis 'on', c’est tout le monde : les politiques, les citoyens. Il y a une nécessité de se recueillir.

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Juliette Méadel préfère, pour sa part, retenir "ce mouvement de solidarité dans la ville de Nice, ces taxis qui se sont mis à la disposition des victimes pour les acheminer, gratuitement, d'un endroit à un autre, ce mouvement de solidarité aussi avec tous ceux qui ont apporté une fleur, un geste". D'après elle, au-delà des sifflets "honteux", "il y a beaucoup globalement un mouvement de solidarité et une peine qui est naturellement partagée par chacun d'entre nous". 

[EDIT 9h20] ajout déclarations Cosse





[BONUS TRACK] 

Sur LCI ce mardi, le patron des députés PS Bruno Le Roux s'est quant à lui dit "choqué, comme beaucoup de républicains" par ces sifflets. "Je dissocie la colère - et il y avait de la colère chez les gens réunis sur la Promenade des Anglais - de quelque chose qui était organisé", a-t-il aussi indiqué. Interrogé sur l'identité de ceux qui auraient "organisé" cette bronca, Bruno Le Roux a ajouté :

 

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Très certainement l'extrême droite, une nouvelle fois. En tout cas, c'est ces milieux-là.

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Sur iTélé, le secrétaire d'État aux Relations avec le Parlement, Jean-Marie Le Guen, a pour sa part évoqué des "manifestations organisées, en tout cas plus extrémistes d'un point de vue politique"

Lundi, le vice-président LR de la région PACA, Philippe Tabarot, avait déjà pointé "une petite bande aux abords, qui était clairement identifiée FN", ajoutant que "Marion Maréchal-Le Pen est allée les saluer à la fin".

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