Pour Juppé, être qualifié tantôt de "centriste mou", tantôt de "libéral dur" est la preuve qu’il est "sur le bon chemin"

Publié à 09h51, le 02 octobre 2016 , Modifié à 12h24, le 02 octobre 2016

Pour Juppé, être qualifié tantôt de "centriste mou", tantôt de "libéral dur" est la preuve qu’il est "sur le bon chemin"
© AFP

Alain Juppé en a gros contre 1/ les provocations volontaires de ses concurrents à la primaire ; 2/ les polémiques inutiles entre candidats. Visant clairement Nicolas Sarkozy, l’ancien Premier ministre avait ainsi fustigé la "nullité du débat politique" après la sortie de l’ex-Président sur "nos ancêtres les Gaulois". Ce dimanche 2 octobre dans le JDD, le maire LR de Bordeaux ne cache pas son agacement après les critiques de ses adversaires à la primaire de la droite, Nicolas Sarkozy et François Fillon.

Mais Alain Juppé ne s’en fait pas trop quand même. Balayant les accusations formulées par ses concurrents, il y voit même la preuve qu’il est "sur le bon chemin" :

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Tout ça, c’est de la polémique. Cela n’a pas de sens. Selon les jours, je suis centriste mou, libéral dur… Ca prouve que je suis sur le bon chemin !

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Et alors que le député de Paris l’a accusé de vouloir donner de la "tisane" aux Français, Alain Juppé ironise sur les mauvais sondages :

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Sa stratégie [...] n’est pas particulièrement couronnée de succès pour l'instant.

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Défendant des "mesures fortes, oui, mais réalistes", Alain Juppé a critiqué le programme de François Fillon :

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Je ne pense pas, moi, qu'on puisse provoquer un choc fiscal de 50 milliards d'euros juste en claquant des doigts. Et je ne pense pas qu'on puisse supprimer 600.000 emplois de fonctionnaires.

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Le premier édile bordelais a également répété qu’il n’avait "pas ressenti les effets" du "blast" promis pas Nicolas Sarkozy.

[BONUS TRACK 1]

Alain Juppé ne compte pas aller à la présidentielle avec un ticket de "Premier ministrable", contrairement à Nicolas Sarkozy. Mais dans cette même interview au Journal du dimanche, il évoque quelques noms. Celui de Bruno Le Maire, par exemple :

 

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Pour Matignon, il y a un panel très large de candidats possibles. Bruno [Le Maire] en fait évidemment partie, mais aujourd'hui, il est candidat à la primaire. [...] Il y a une bonne dizaine [de premiers ministrables]. Soyez imaginatifs ! Et pourquoi pas une femme ?

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Même si Alain Juppé refuse de donner un nom, il pourrait bien s'agir là d'un appel du pied à Nathalie Kosciusko-Morizet, qu'il a aidée à recueillir ses parrainages pour concourir à la primaire. Alors si elle pouvait le rallier au second tour...

[BONUS TRACK 2]

Comme il l'avait déjà dit en janvier, Alain Juppé répète qu'il considère que les réseaux sociaux sont "en quelque sorte, la poubelle de l'univers". "À les lire, je serais 'Ali Juppé', je serais 'marié avec une musulmane', je serais 'le grand mufti de Bordeaux', j'aurais construit 'la plus grande mosquée d'Europe'... et autres fadaises."

Mais attention, cela ne vaut pas pour ses propres publications. Car dans cette même interview, le maire de Bordeaux se félicite du succès de son tweet sur la "nullité du débat", adressé à Nicolas Sarkozy après sa sortie sur "nos ancêtres les Gaulois" :

 

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Vous savez, ce tweet a été le plus retweeté de tous mes tweets, 1.300 retweets !

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