Pour justifier l’exposition de sa femme, Juppé évoque Michelle Obama, Carla Bruni-Sarkozy et le célibat de Hollande

Publié à 11h22, le 24 novembre 2016 , Modifié à 11h22, le 24 novembre 2016

Pour justifier l’exposition de sa femme, Juppé évoque Michelle Obama, Carla Bruni-Sarkozy et le célibat de Hollande
Alain et Isabelle Juppé. © REMY GABALDA / AFP

Les femmes à l’honneur. Après François Fillon, qui a mis en avant son épouse dans le cadre de l’opération "les femmes avec Fillon", c’est au tour d’Alain Juppé de jouer cette carte dans l’entre-deux-tours de la primaire de la droite. Aussi a-t-il exposé sa femme Isabelle en la faisant monter à la tribune de son premier meeting d’après premier-tour à Toulouse.

Interrogé sur cette première ce jeudi 24 novembre dans une interview au Parisien, le maire de Bordeaux, ex-favori de la primaire de la droite, s’est justifié expliquant que la stabilité d’un couple est important pour un prétendant à l’Elysée :

Quand on est candidat à l’Elysée, il est bien évident qu’on le fait en couple. Le rôle de mon épouse est essentiel, la stabilité d’un couple, c’est important.

Il poursuit son développement en évoquant tantôt Michelle Obama, tantôt Carla Bruni-Sarkozy, tantôt le célibat de François Hollande, entre autres :

C’est le rôle qu’a eu Michelle Obama auprès de son mari, on l’a vu aussi chez nous avec Carla Sarkozy, Pénélope Fillon, Brigitte MacronAvec monsieur Hollande, c’est un peu compliqué.

Une allusion limpide au chef de l’Etat, entré à l’Elysée en 2012 avec sa compagne (et non son épouse) d’alors, Valérie Trierweiler, avant d’avoir une relation connue mais pas officielle avec l’actrice Julie Gayet. Un terrain sur lequel Nicolas Sarkozy avait déjà critiqué François Hollande, estimant qu’"une femme qu’on aime, on ne la traite pas comme une maîtresse".

Cette mise en avant de sa femme répond, de la part d’Alain Juppé, à l’opération séduction avec les femmes lancée par François Fillon et son épouse Pénélope quelques jours avant le premier tour. Un premier tour où, rappelons-le, François Fillon a créé la surprise en l’emportant largement avec plus de 44% des voix.

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