Pour Laurent Wauquiez, une victoire d'Emmanuel Macron à la présidentielle serait "un hold-up"

Publié à 11h12, le 27 février 2017 , Modifié à 11h15, le 27 février 2017

Pour Laurent Wauquiez, une victoire d'Emmanuel Macron à la présidentielle serait "un hold-up"
Laurent Wauquiez © AFP

Le premier tour de l'élection présidentielle a lieu dans un peu moins de deux mois. Le résultat est donc à la fois inconnu et incertain. Et pourtant, certains à droite étrennent déjà leurs éléments de langage en cas de défaite de leur champion. Laurent Wauquiez, par exemple, a très peur d'une victoire d'Emmanuel Macron.

Interrogé par Le Figaro ce lundi 27 février, le président de la région Auvergne-Rhône-Alpes appelle "solennellement à la mobilisation générale des électeurs de droite et du centre" pour faire l'emporter François Fillon. "Je ne peux pas accepter que nous perdions cette élection présidentielle", reconnait l'élu avant carrément de qualifier une hypothétique victoire d'Emmanuel Macron de "hold-up". Il dit :

 

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Souvent, j'entends dire qu'il n'a pas de programme. C'est faux. Emmanuel Macron est l'héritier de toute l'idéologie de la gauche qui n'a eu de cesse de liquider l'héritage de la France. C'est l'idéologie de la déconstruction, ceux qui veulent que la France renonce à ce qu'elle est. Il n'aime pas notre histoire, il a d'ailleurs franchi toutes les limites de la repentance, il n'aime pas notre identité et prône le multiculturalisme, il n'aime pas la famille, il n'aime pas la nation. Une victoire de Macron serait un hold-up. […] La France dans sa grande majorité aspire à une politique de droite et on irait élire un président de gauche ? Je vais mettre toute mon énergie pour que ça n'arrive pas.

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Paraphrasons, si vous le voulez bien, ces quelques mots de Laurent Wauquiez : pour l'élu LR, une majorité de Français veut une politique de droite. Mais une victoire d'Emmanuel Macron est possible, du moins si on en croit les sondages. Si cette majorité de Français, qui pourtant veut une politique de droite, vote pour Emmanuel Macron, ça serait donc du vol

Les propos de Laurent Wauquiez rappellent ceux de François Baroin, en 2011. À l'Assemblée nationale, celui qui était alors ministre de l'Économie avait accusé le Parti socialiste d'avoir pris le pouvoir "par effraction en 1997". Des mots qui avaient déclenché une véritable bronca dans l'hémicycle

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