Pour le frondeur Pouria Amirshahi, le mois de mars "peut tourner au supplice chinois pour le gouvernement"

Publié à 06h54, le 09 mars 2016 , Modifié à 08h19, le 09 mars 2016

Pour le frondeur Pouria Amirshahi, le mois de mars "peut tourner au supplice chinois pour le gouvernement"
Pouria Amirshahi © JACQUES DEMARTHON / AFP

SUPPLICE – "Et toi, tu as quoi comme écho sur la mobilisation ?" Occupé sur le front européen, François Hollande n’en reste pas moins soucieux, comme le rapporte le Figaro, de savoir comment va se dérouler la mobilisation contre la loi travail, lancée par les organisations syndicales étudiantes et lycéennes (mais pas que). Surtout ce mercredi 9 mars, premier jour de mobilisation dans la rue d’une partie de la gauche contre le gouvernement de Manuel Valls.

"Tous les éléments d’une mobilisation massive sont réunies", veut croire le député démissionnaire du Parti socialiste Pouria Amirshahi dans les colonnes du Parisien, lui qui soutient avec ferveur la contestation sociale contre la politique économique du chef de l'Etat. Un député frondeur qui prévoit un mois de mars compliqué pour l’exécutif, alors que la cocotte bout à gauche avec cette réforme du code du travail portée par Myriam El Khomri qui vient se superposer aux débats sur la déchéance de nationalité et à la prolongation de l’état d’urgence. Et Pouria Amirshahi d’estimer :

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Face au ras-le-bol d’être ainsi méprisés, le mois de mars peut être un mois de colère. Il peut tourner au supplice chinois pour le gouvernement avec une multiplication d’initiatives jusqu’à la fin du mois.

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Ancien président de l’Unef, il sait de quoi il parle lorsqu’il lance, en guise de mise en garde, que "la mise en mouvement des jeunes a toujours un impact". Un impact que le chef de l’Etat espère limité. Et tous les éléments seront bons à prendre pour l’exécutif. Comme la météo. "La pluie est attendue, et ça, c’est déjà une bonne nouvelle…" confie au Parisien un conseiller élyséen dans une forme d’aveu révélateur des inquiétudes qui règnent au plus haut sommet de l’Etat.

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