Pour Matthias Fekl, Emmanuel Macron veut "éliminer tous ceux dans sa génération qui peuvent le gêner"

Publié à 07h52, le 15 juin 2017 , Modifié à 08h25, le 15 juin 2017

Pour Matthias Fekl, Emmanuel Macron veut "éliminer tous ceux dans sa génération qui peuvent le gêner"
Matthias Fekl et Emmanuel Macron. © AFP

Emmanuel Macron aurait-il peur de la jeune génération socialiste, la "génération Hollande" que le chef d’Etat sortant a voulu promouvoir ? C’est en tout cas ce que pense l’un d’entre eux, Matthias Fekl. Éliminé dès le premier tour des élections législatives dans une circonscription où il était le sortant, comme nombre de quadra du PS et de la gauche face à des candidats LREM soutenus par le chef de l’Etat, l’ancien éphémère ministre de l’Intérieur est persuadé qu’Emmanuel macron veut anéantir la menace que représentent ces *jeunes* pousses de la politique made in PS.

Dans un article de Paris Match de ce jeudi 15 juin intitulé "La génération Hollande liquidée", celui qui était parfois surnommé "l’anti-Macron" analyse la stratégie d’Emmanuel Macron, qui a épargné peu de socialistes, notamment de sa génération, laissant tranquille ceux qui ne pourraient pas le gêner dans ses ambitions comme Stéphane Le Foll ou Marisol Touraine :

Il essaie d’éliminer tous ceux dans sa génération qui peuvent le gêner.

Matthias Fekl pense là aux Najat Vallaud-Belkacem, Benoît Hamon, Cécile Duflot ou encore Aurélie Filippetti qui, s’ils ne sont pas en ballottage défavorable pour le second tour des législatives, ont d’ores et déjà été éliminés.

Mais ce n’est pas pour ça qu’il faut enterrer trop vite cette génération, assure Matthias Fekl. Ils reviendront, pense-t-il, même si ce n’est pas sous l’étiquette PS aujourd'hui plus qu'en péril. "Ce n’est pas parce qu’on perd une élection qu’on arrête de se battre", assène encore celui qui a lancé en octobre 2016 son mouvement politique, Movida.

Qu'on se le dise, "l'anti-Macron" n'a pas abandonné l'idée de prendre sa revanche face à son contre-modèle.

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