Pour Myriam El Khomri, "il n'y a que deux personnes qui ont vraiment défendu" la loi Travail (et ce ne sont pas Hollande et Valls)

Publié à 21h49, le 20 septembre 2016 , Modifié à 21h49, le 20 septembre 2016

Pour Myriam El Khomri, "il n'y a que deux personnes qui ont vraiment défendu" la loi Travail (et ce ne sont pas Hollande et Valls)
Myriam El Khomri © AFP
Image Etienne Girard

Etienne Girard

Des dizaines de manifestations dans toute la France, l'opposition qui se paye sa tête, un ex-collaborateur qui publie un livre à charge contre elle... Durant les débats sur la loi Travail, pas grand chose n'aura été épargné à la ministre du Travail Myriam El Khomri.

Selon le Canard enchaîné daté de ce mercredi 21 septembre, la ministre est récemment revenue devant divers syndicalistes sur les débats autour de ce texte :

 

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Disons les choses comme elles sont. Il n'y a que deux personnes qui ont vraiment défendu cette loi. 

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Quelle peut bien être l'identité de ces deux personnes ? François Hollande et Manuel Valls, respectivement président de la République et Premier ministre ? Ce serait trop simple. Plutôt Stéphane Le Foll et Bruno Le Roux, respectivement porte-parole du gouvernement et président du groupe socialiste à l'Assemblée nationale. Non plus. D'après Myriam El Khomri, il s'agit d'une ministre et d'un syndicaliste :

 

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Laurent Berger et moi.

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Dans cette noble tâche de défense du texte, El Khomri s'est donc sentie secondé, non par ses camarades du gouvernement, mais par le secrétaire général de la CFDT, Laurent Berger. Une façon détournée d'expliquer que ses amis politiques l'ont complètement lâchée.

Un constat cruel, surtout quand on se rappelle comment Manuel Valls et ses services avaient réécrit une interview de Myriam El Khomri aux Échos pour annoncer que l'article 49-3 serait sans doute utilisé.

Tout ça sans même évoquer les propos de Pierre Jacquemain, ex-conseiller de la ministre. Dans son livre Ils ont tué la gauche, l'apprenti écrivain explique de Myriam El Khomri... n'a pas pensé, ni rédigé, ni négocié cette loi. On résume : être ministre du Travail en 2016, cela implique de défendre becs et ongles un texte qu'on n'a pas choisi et que le gouvernement impose de faire passer en force. Une vraie gageure qui crée de vraies rancœurs.

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