Pour obtenir son soutien, le camp Le Maire évoque Matignon pour Valérie Pécresse

Publié à 06h46, le 10 octobre 2016 , Modifié à 08h28, le 10 octobre 2016

Pour obtenir son soutien, le camp Le Maire évoque Matignon pour Valérie Pécresse
Valérie Pécresse et Bruno Le Maire. © KENZO TRIBOUILLARD / AFP

SHORT LIST – "Pourquoi pas une femme Premier ministre ?" a lancé Alain Juppé, le favori de la primaire de la droite, début octobre. Mais elles ne sont pas nombreuses chez Les Républicains à s'insérer dans la short list des premières ministrables pour un jour succéder à Edith Cresson à Matignon. Il y a Nathalie Kosciusko-Morizet, candidate elle-même à la primaire et qui rêve donc d’abord d’Elysée avant de Matignon, et puis il y a Valérie Pécresse.

La présidente LR de la région Ile-de-France, draguée de toutes parts comme son homologue des Hauts-de-France Xavier Bertrand, n’a pas encore révélé son choix mais elle vient d’écrire, comme le révèle ce lundi 10 octobre L’Opinion, une lettre-programme présidentiel aux sept candidats en lice pour pouvoir trancher.

Tous les camps se l’arrachent. Elle discute avec tout le monde. Ancienne lieutenant de François Fillon dans sa bataille contre Jean-François Copé pour la présidence de l’UMP, Valérie Pécresse est très chouchoutée par le camp de l’ancien Premier ministre "collaborateur" de Nicolas Sarkozy. Mais aussi par le camp de Bruno Le Maire qui "l’appelle tous les jours", dixit sa porte-parole Stéphanie Von Euw toujours dans les colonnes de L’Opinion.

Mais cette approche va encore plus loin. Au point que le directeur de campagne du député LR de l’Eure envisage ouvertement Matignon pour l’ancienne ministre du Budget. Ainsi Jérôme Grand d’Esnon ose ouvertement :

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Valérie Pécresse sait que si elle nous rejoint, elle est incontournable pour Matignon.

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Une bien belle promesse. Mais Bruno Le Maire reste encore distancé dans les sondages et n’apparaît pas comme le plus à même de lui offrir Matignon. Alain Juppé, toujours largement favori de ce scrutin pré-présidentiel, en revanche…

[BONUS TRACK] Le pantalon de Sarkozy

Dans ce même article de L'Opinion où le directeur de campagne de Bruno Le Maire fait un gros appel du pied à Valérie Pécresse, une ancienne et improbable anecdote est racontée à propos de la présidente de la région Ile-de-France et de Nicolas Sarkozy. Une histoire de loge, de pantalon et de torse nu. Si, si. On vous la livre in extenso, ne nous remerciez pas :

 

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26 septembre 2015. Valérie Pécresse vient de lancer sa campagne pour les élections régionales en Ile-de-France au Pavillon Baltard. Elle frappe à la porte de la loge de Nicolas Sarkozy. Elle veut le remercier d’avoir conclu son meeting. Le patron des Républicains l’invite à entrer. L’élue des Yvelines rougit. L’ex-chef de l’Etat est torse nu. "Excuse-moi, je reviens !" "Non, non. Entre, entre !", l’interrompt Nicolas Sarkozy, alors que son fils Jean et le député Thierry Solère sont déjà avec lui. En complimentant Valérie Pécresse pour son discours, il enfile une nouvelle chemise. Puis se met à enlever son pantalon. "Tu ne vas pas enlever ton pantalon devant Valérie ?", s’exclame Thierry Solère. "Ça va, ça va, elle a été ma ministre", répond l’ex-chef de l’Etat…

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Du rab sur le Lab

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