Pour sauver la majorité absolue du PS à l’Assemblée et le siège de Marie-Arlette Carlotti, Avi Assouly est contraint de démissionner d’un mandat local

Publié à 19h44, le 27 avril 2014 , Modifié à 19h57, le 27 avril 2014

Pour sauver la majorité absolue du PS à l’Assemblée et le siège de Marie-Arlette Carlotti, Avi Assouly est contraint de démissionner d’un mandat local
Avi Assouly et Marie-Arlette Carlotti. © Maxppp.

SACRIFICE - Il a voté, à l’Assemblée, la nouvelle loi sur le non-cumul des mandats. Mais il va faire les frais de celle de 2000, qui limite le nombre de mandats à deux. Député PS, mais non encarté au parti, suite à la nomination de Marie-Arlette Carlotti au gouvernement en mai 2012, Avi Assouly est contraint de démissionner d’un de ses mandats avant le 28 avril, comme le lui a signalé le préfet des Bouches-du-Rhône. Soit cinq jours trop tôt car, le 2 mai, il laissera par ailleurs son siège de député à la ministre démissionnée.

Actuellement député, mais aussi conseiller régional, Avi Assouly a été élu conseiller municipal de Marseille le 30 mars, dans le 5e secteur. Trois mandats qu’il ne peut cumuler, trente jours après sa dernière élection.

Mais comme la majorité absolue du PS ne tient qu’à un fil, et un siège, à l’Assemblée, Avi Assouly ne peut démissionner de cette fonction. Une démission qui empêcherait Marie-Arlette Carlotti de retrouver son poste et qui entrainerait une législative partielle, très délicate pour le PS, battu très largement aux municipales dans la Cité phocéenne.

Contacté par le Lab, Avi Assouly ne cache pas sa déception. "J’ai travaillé pour rien. A deux jours près…", regrette cet ancien journaliste sportif qui ne veut pas "mettre à mal la majorité" avec laquelle il a été élu.

Je me sacrifie. Je vais donner un coup de pouce, ne pas ennuyer la majorité et être fair-play pour laisser Marie-Arlette Carlotti retrouver son siège.

Et d’ajouter, alors que certains lui conseillait de penser à lui avant tout et de démissionner de la députation, laissant l’ancienne ministre, avec qui il n’a plus de contacts, sans mandat national :

La ministre peut être heureuse de tomber sur un gentleman.

Avi Assouly a donc dû choisir entre ses deux mandats locaux et "espère que Marie-Arlette Carlotti sait" qu’il est un gentleman. Il assure pour autant ne pas avoir subi de pressions pour faire son choix et ne "pas être déçu". "Je le fais par dévouement, mais je n’ai pas été traité comme il le fallait", déplore, avec un brin de ressentiment, ce futur ex-député qui a remis sa démission au maire du 5e secteur de Marseille, le 24 avril.

Du rab sur le Lab

PlusPlus