Pour Thierry Solère, François Hollande devrait se méfier s'il ne veut pas finir en 2017 comme Jean-Paul Huchon

Publié à 16h25, le 22 mai 2015 , Modifié à 16h32, le 22 mai 2015

Pour Thierry Solère, François Hollande devrait se méfier s'il ne veut pas finir en 2017 comme Jean-Paul Huchon
© THOMAS SAMSON / AFP

JURISPRUDENCE HUCHON - Invité de Parlement' Hebdo ( LCP/Public Sénat) vendredi 22 mai, le député UMP Thierry Solère a commenté la campagne pour les régionales de décembre, qui a déjà -de facto- commencé en Île-de-France. Interrogé sur la réunion d'élus socialistes franciliens autour de Claude Bartolone au siège du parti mercredi, le porte-parole de Valérie Pécresse met en garde, avec ironie, François Hollande. Il théorise : 

 

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Le bilan est catastrophique. Ce n'est pas moi qui le dit d'ailleurs c'est la gauche elle même. C'est la première fois que la gauche constatant qu'elle a un mauvais bilan change son président. Je serais François Hollande, je m'inquiéterais de la conséquence que ça peut avoir pour 2017.

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Le proche de Bruno Le Maire fait référence aux derniers rebondissements dans la désignation des candidats pour cette élection. La guerre entre Jean-Paul Huchon (président sortant) et Marie Pierre de la Gontrie (vice-présidente) a été stoppée quelques jours avant la clôture des candidatures par la déclaration de Claude Bartolone. Le président de l'Assemblée nationale, a cédé aux sollicitations de l’exécutif suite au  ballon d'essai de Benoît Hamon. Le député "frondeur" avait fait savoir qu'il hésitait à se lancer. Jean-Paul Huchon a fait part de son indignation avant de se ranger derrière Claude Bartolone alias "le candidat du rassemblement". Une histoire un *chouia* compliquée résumée par Thierry Solère via ce théorème : au PS on change le président quand le bilan n'est pas bon.

Le porte-parole de l'adversaire de Claude Bartolone déroule ensuite les arguments de la campagne. Le principe est simple : Claude Bartolone est responsable de ce bilan. Il explique : 

 

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Il est comptable d'un triple bilan.

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Et il égrène. Le bilan de la gestion socialiste de la région : "je vous rappelle qu'il a été élu avec Jean-Paul Huchon". Et puis, celui de son département : "il a été président du conseil général de la Seine-Saint-Denis". Il reprend alors cet argument déjà utilisé par Nicolas Dupont-Aignan (candidat également aux régionales).

Il dit : 

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Si les franciliens ont envie d'avoir une gestion de l’Île-de-France comme celle qu'a été celle de la Seine-Saint-Denis... Je n'en suis pas certain. Et puis, il est comptable Claude Bartolone du bilan de François Hollande et Manuel Valls depuis 3 ans. Il est l'un des principaux leaders de la majorité.

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Un "triple bilan" un peu excessif. Pour remettre les choses dans l'ordre : Claude Bartolone a été président du conseil général de 2008 à 2012 et membre du conseil régional de 1998 à 2002. Selon Thierry Solère, Claude Bartolone est donc comptable du bilan de la région ...que ce dernier a quitté il y 13 ans.  

 

 

 

 

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