Pour Vincent Peillon, Emmanuel Macron donne raison à Marine Le Pen sur "l'UMPS"

Publié à 07h45, le 09 mars 2017 , Modifié à 07h45, le 09 mars 2017

Pour Vincent Peillon, Emmanuel Macron donne raison à Marine Le Pen sur "l'UMPS"
© GUILLAUME SOUVANT / AFP

Comme le veut désormais l’expression, la candidature d’Emmanuel Macron "rassemble d’Alain Madelin à l’ex-PCF Robert Hue" en passant par des ex-chiraquiens et récemment l’ancien maire socialiste de Paris Bertrand Delanoë. Une étendue inhabituellement large sur l’échiquier politique qui perturbe les candidats des traditionnels PS et LR.

Vincent Peillon, de retour en campagne pour Benoît Hamon après sa défaite à la primaire de la Belle alliance populaire, fustige cette stratégie qui fait, selon lui, monter le Front national. Être soutenu à la fois par des élus PS et LR est pour l’ancien ministre de l’Éducation nationale la "vérification expérimentale" de l’"UMPS" théorisé par Marine Le Pen. Sur CNEWS mercredi 8 mars, il explique :

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- Vincent Peillon : J’ai une peur terrible, comme Bertrand Delanoë d’ailleurs, du FN […] Qu’est-ce que dit Marine Le Pen depuis des années ? Elle dit l’UMPS. Ce sont les mêmes. Qu’est-ce qu’est Emmanuel Macron ?



- Laurence Ferrari : L’UMPS ?



- Vincent Peillon : Évidemment. Il est la vérification expérimentale des propos de Madame Le Pen. Il est celui qui dit : 'Mais regardez, elle avait raison, dans le fond ce sont les mêmes, je suis capable d’aller de certains du PS à monsieur Arthuis à certains de droite'.

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Le professeur de philosophie regrette donc qu’En Marche ! ne permette plus cette distinction entre la gauche et la droite et renvoie l’image, auprès des électeurs, d’un "tous les mêmes". Et accuse donc Emmanuel Macron de faire monter le Front national.

Jeudi 2 mars, Arnaud Montebourg, également dans l’équipe de campagne de Benoît Hamon, n’avait pas dit autre chose. "C'est la droite et la gauche ensemble", avait dénoncé l’ancien ministre du Redressement productif sur Europe 1, à propos du programme d’Emmanuel Macron. "Pour moi, il est en train de faire le programme de l’UMPS", avait-il encore regretté.

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