Pourfendeur de François Fillon, le député Georges Fenech appelle les maires LR à parrainer Alain Juppé

Publié à 08h03, le 02 mars 2017 , Modifié à 08h03, le 02 mars 2017

Pourfendeur de François Fillon, le député Georges Fenech appelle les maires LR à parrainer Alain Juppé
Georges Fenech. © AFP

ISSUE DE SECOURS - Depuis mercredi 1er mars 2017, le Conseil constitutionnel publie l’identité des élus qui parrainent des candidats à l’élection présidentielle. Dès la première publication – une grande première – François Fillon a dépassé le seuil nécessaire pour concourir à l’Elysée. Ce qu’il compte bien faire malgré sa convocation chez les juges le 15 mars en vue de sa mise en examen dans le cadre du "Penelope Gate".

Mais s’il n’y a pour l’instant pas de "plan B" qui fasse l'unanimité au sein de la droite, certains militent pour une candidature d’Alain Juppé. C’est notamment le cas, ce jeudi 2 mars, de Georges Fenech, plutôt estampillé sarkozyste, qui avait été en tête d’une fronde contre François Fillon dès le début de l’affaire, estimant que la situation n’était "plus tenable" et que le résultat de la primaire était "caduc".

Ce jeudi, sur Franceinfo:, l’élu du Rhône appelle les maires à envoyer "leurs parrainages pour Alain Juppé" au Conseil constitutionnel. Au cas où François Fillon finirait par renoncer. "Moi, c’est ce que je ferai", assure-t-il. Défendant la justice et la presse face à la défense de François Fillon, il ajoute :

 

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Je ne fais pas campagne pour François Fillon parce que je ne peux pas accepter que toute ma famille politique et que toute l’élection présidentielle soient prises en otage. Cela n’est pas possible, d’autant que nous allons vers une déroute parfaitement programmée.

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Il n’est pas le premier à tenter ce coup de force visant à installer le maire de Bordeaux, défait largement par François Fillon au second tour de la primaire de la droite, comme remplaçant attitré de l’ancien Premier ministre de Nicolas Sarkozy. Jean-Pierre Grand, député LR et ancien villepiniste, a été le premier à dégainer, avant même l’annonce de François Fillon de sa convocation par les juges. Il expliquait avoir envoyé son parrainage pour Alain Juppé chez les Sages pour "sécuriser" ce plan B tandis que François Fillon commençait à être lâché de toutes parts (voir ici ou ). Et d’assurer le soir même sur Public Sénat :

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Demain, il y aura surement 500 signatures de maires voire de parlementaires, qui vont arriver au Conseil constitutionnel pour Alain Juppé. Si vraiment François Fillon considère dans les jours qu’il conduit sa famille politique et les Français dans le mur, il peut renoncer de lui-même.

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Un gros caillou de plus dans la chaussure de François Fillon pour qui la loi de Murphy prend désormais tout son sens.

Du rab sur le Lab

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