Pourquoi NKM et Copé n’auront pas leur "Emission politique" sur France 2

Publié à 15h19, le 04 octobre 2016 , Modifié à 15h33, le 04 octobre 2016

Pourquoi NKM et Copé n’auront pas leur "Emission politique" sur France 2
Jean-François Copé et NKM, tous deux privés d'"Emission politique" sur France 2.

#LAQUESTIONCON - Il est des questions que personne ne se pose, jusqu'à ce que quelqu'un se les pose. Le monde réalise alors qu'il aurait dû se les poser avant. Le Lab se dévoue donc en consacrant à ces interrogations essentielles cette nouvelle chronique.

Aujourd'hui : pourquoi Nathalie Kosciusko-Morizet et Jean-François Copé n’auront pas leur "Emission politique" sur France 2 ?

Nicolas Sarkozy, le 15 septembre, a inauguré ce DPDA new look baptisé L’Emission politique. Ce jeudi 6 octobre, ce sera au tour de son grand rival pour la primaire de la droite, Alain Juppé, d’avoir les honneurs de l’émission politique en prime time de France 2.

Mais quid des autres candidats ?

Ce mardi, Le Monde nous apprend que Bruno Le Maire et François Fillon, respectivement troisième et quatrième hommes de la primaire selon les sondages, auront droit au même traitement et à leur émission perso. Les autres ? Non. Ni Nathalie Kosciusko-Morizet ni Jean-François Copé ni Jean-Frédéric Poisson, également prétendants à l’investiture de la droite pour la présidentielle, n’auront droit à leur "Emission politique" et à leur 2h15 d’exposition.

Un mal pour un bien ? Possible. Car, explique au Lab, Michel Dumoret, rédacteur en chef de l’émission, NKM et Jean-François Copé auront droit à une compensation. Et une compensation pas dégueu à l'entendre. Il explique :

"

On leur propose 25 minutes dans un 20 heures en édition spéciale avec 5 millions de téléspectateurs. Ce qui n’est pas rien.

"

Vraiment pas rien quand on sait que Nicolas Sarkozy a attiré, dans "LEP", 2,7 millions de téléspectateurs et Arnaud Montebourg, seulement 1,94 millions.

Mais pourquoi un traitement ainsi différencié ? A l’origine, avait été envisagées des émissions à deux invités. Une solution finalement rejetée par la rédaction en chef de l’Emission politique. "Couper l’émission en deux casse la dynamique. On n’est pas partenaire de la primaire", répond Michel Dumoret qui "assume" le choix éditorial de "tenir compte du poids politique" des candidats. Et des intentions de vote dans les sondages.

Enfin, dernier argument de France 2, la règle des temps de parole. Si chacun des sept candidats à la primaire avait droit à sa propre émission, la chaîne du service public exploserait ses temps de parole de LR.

Voilà, vous savez tout. De rien.

C’était très intéressant.

Du rab sur le Lab

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