Premier lieutenant d'Emmanuel Macron, le député PS Richard Ferrand suggère à "l'apparatchik" Benoît Hamon de se taire

Publié à 11h44, le 10 novembre 2016 , Modifié à 11h44, le 10 novembre 2016

Premier lieutenant d'Emmanuel Macron, le député PS Richard Ferrand suggère à "l'apparatchik" Benoît Hamon de se taire
© Giphy

Effet papillon : l'élection de Donald Trump aux États-Unis cristallise certaines tensions en France. Rien d'illogique puisqu'après la victoire du candidat républicain à la présidentielle américaine, de nombreux politiques français de tous bords ont voulu voir le milliardaire à leur porte – ou à celle de leur adversaire.

Ce genre de réactions a pour conséquences d'exacerber certaines tensions déjà existantes. Entre la camp Macron et le camp Hamon, par exemple, cela ne va pas du tout. Et pour cause, chacun se voit comme le rempart au Donald Trump local, aka Marine Le Pen et désigne l'autre comme le Hillary Clinton frenchie.  

Illustration de ces tensions ce jeudi 10 novembre : Richard Ferrand, secrétaire général de En marche suggère à "l'apparatchik" Benoît Hamon de la mettre en veilleuse. Sur Twitter, il écrit :

Un enfant du système nourri par la politique (jeune socialiste, désormais apparatchik éternel) pourrait parfois avoir la pudeur du silence.

 

Mais qu'est-ce qui a pu à ce point énerver Richard Ferrand ? L'élu PS ne s'en cache pas. Ce sont les mots de l'ancien ministre de l'Éducation nationale qui l'ont irrité. Ce dernier, candidat à la primaire du Parti socialiste, a comme tout le monde voulu tirer un enseignement de la victoire surprise de Donald Trump. Benoît Hamon s'en est ainsi pris à "tous ceux qui veulent perpétuer le système", accusant "les Clinton Français de Macron à Juppé" de préparer "l’arrivée de Marine Le Pen au second tour" de la présidentielle.

La phrase a un autre sens : Benoît Hamon veut se voir comme le Bernie Sanders français, que d'aucuns imaginent élu s'il s'était présenté face à Donald Trump en lieu et place de Hillary Clinton. Ainsi fonctionne l'histoire : pour s'y inscrire, certains la refont. 

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