Premiers de cordée : le député MoDem Jean-Louis Bourlanges regrette "une maladresse idéologique" d'Emmanuel Macron

Publié à 06h56, le 19 octobre 2017 , Modifié à 06h57, le 19 octobre 2017

Premiers de cordée : le député MoDem Jean-Louis Bourlanges regrette "une maladresse idéologique" d'Emmanuel Macron
Jean-Louis Bourlanges.

Après les cyniques et les fainéants, l’opposition a trouvé un nouveau mot du vocabulaire macronien pour s’opposer au chef de l’Etat présenté comme "le président des riches". C’est lors de sa grande interview sur TF1 qu’Emmanuel Macron a donné un nouvel angle d’attaque sémantique à ses opposants en parlant des "premiers de cordée" pour justifier la suppression de l’ISF remplacé par un impôt sur la fortune immobilière (IFI).

Au sein même de la majorité au sens large, on déplore l’utilisation de cette expression par Emmanuel Macron. Député MoDem, Jean-Louis Bourlanges confie ainsi au Figaro de ce jeudi 19 octobre la double conséquence d’une telle réforme de l’ISF et d’un tel propos présidentiel :

On perd sur les deux tableaux : on ne démonte pas les arguments de la gauche et on fait perdurer l’image d’une France hostile aux riches.

Et de poursuivre :

Les militants de La République en marche sont malheureux, tous les ravis de la crèche sont troublés. L’image du premier de cordée, c’était aussi une maladresse idéologique.

Cependant, qu’Emmanuel Macron et Edouard Philippe n’aient aucune crainte, les députés Modem devraient bien voter le budget – marqueur de l’appartenance à la majorité présidentielle. François Bayrou lui-même a donné le ton en assurant que ses députés n’allaient pas "ouvrir de crise" sur l’ISF, quand bien même cette réforme les décevrait puisqu'ils ont déposé un amendement pour modifier la réforme de l'ISF. En vain.

La suppression de l’ISF a déclenché une action de près de 130 parlementaires, principalement de gauche, qui ont signé une tribune dans Libération pour "rendre public l’impact des mesures fiscales et budgétaires sur les contribuables les plus aisés et sur les 100 Français les plus riches". Une requête à laquelle Bruno Le Maire a rapidement opposé une fin de non-recevoir, avançant l’argument du secret fiscal.

Du rab sur le Lab

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