Primaire de droite et de gauche : tous ces candidats qui n’ont pas pu être candidats et qu’on n’oublie pas

Publié à 16h26, le 25 décembre 2016 , Modifié à 14h36, le 28 décembre 2016

Primaire de droite et de gauche : tous ces candidats qui n’ont pas pu être candidats et qu’on n’oublie pas

La présidentielle 2017 peut donner l’impression d’un grand n’importe quoi tant il y a eu de candidatures, via les différentes primaires (écolo, droite et gauche) ou en dehors de ces scrutins. Le JDD décompte pas moins de 64 prétendants à l’Élysée encore en lice en cette fin décembre 2016. 

Au Lab, on pense aussi à tous ceux qui ont fait part de leur envie de concourir au scrutin présidentiel sans avoir pu toutefois y arriver. Il y a bien sûr François Hollande, qui a renoncé le 1er décembre à briguer un second mandat, une première dans l’histoire de la Vème République. Revendiquant l’esprit de Noël, Le Lab n’oublie pas ces presque-candidats qui ont bénéficié, souvent dans la torpeur estivale, de quelques instants de notoriété avant de retourner à leurs mandats électifs.

  • Frédéric Lefebvre

Faute d’avoir réuni les parrainages nécessaires, le député LR des Français de l’étranger n’a pas pu concourir à la primaire de la droite. L’ancien sniper de Nicolas Sarkozy avait tenté désespérément de se présenter sous l’étiquette de son micro-parti, Nouveaux horizons. Une manip’ rejetée par la Haute autorité. Frédéric Lefebvre avait même menacé de porter l’affaire devant la justice. Début octobre, il avait finalement rallié Alain Juppé pour atteindre l’objectif de l’identité heureuse.

  • Geoffroy Didier

Le jeune fondateur de la droite forte a surpris tout le monde en annonçant sa candidature à la primaire de la droite. Jusqu’à sa mère, qu’il n’avait même pas prévenu pour ne pas casser l’effet de surprise. Profitant de la traditionnelle faible actualité estivale, le vice-président de la région Île-de-France a présenté un festival de propositions: mettre fin au détournement de l’allocation de rentrée scolaire, lutter contre l’ennui, mettre en place des tests de radicalisation au collège ou encore anonymiser les terroristes dans les médias. Mais l’ex-secrétaire général adjoint de l’UMP n’a pas pu concourir à la primaire de la droite puisqu’il n’avait réussi à obtenir aucun parrainage de parlementaire. De toute façon, Geoffroy Didier l’avouait : il était candidat pour être ministre.

  • Jacques Myard

Le député des Yvelines entendait, à travers sa candidature à la primaire de la droite, "poser la question de la souveraineté de la France". Et puis sa campagne n’a pas rencontré beaucoup d’échos. En vérité, davantage de polémiques, comme en ce lendemain d’attentat où il proposait d’interdire le voile pour lutter contre le terrorisme, avant d’expliquer qu’il voulait en fait parler du voile intégral. Connu pour ses nombreuses remarques sexistes et homophobes, Jacques Myard est retourné dans sa ville de Maison-Laffite et on n’a plus trop entendu parler de lui.

  • Nadine Morano

Comme chaque année, l’eurodéputée a profité de la faible actualité estivale pour exister médiatiquement. Évidemment sur son thème de prédilection : la question de l’islam. Elle n’a pas pris de vacances, occupée qu’elle était à chercher ses parrainages pour la primaire de la droite. Échec. Nadine Morano a ensuite entretenu le suspense autour de l’identité de celui qu’elle allait finalement soutenir, allant jusqu’à (plus ou moins) menacer de se présenter contre Alain Juppé si le maire de Bordeaux remportait la primaire. Et puis, elle s’est rangée derrière François Fillon, sans toutefois être intégrée à l’équipe de campagne ni au nouvel organigramme de LR.

  • Hervé Mariton

Le suspense a été grand. Très grand. À quelques heures de la clôture des candidatures à la primaire de la droite, Hervé Mariton avait réussi à déposer in extremis ses parrainages. Mais il n’a été candidat que douze jours. La Haute autorité avait fini par écarter sa candidature faute de parrainages valides. Alors, le député de la Drôme, idéologiquement plus proche de François Fillon, a fini par rallier Alain Juppé, "le plus sincère" selon lui. Après la victoire du député de Paris, Hervé Mariton a été intégré à l’organigramme de campagne, dans le groupe chargé du projet. Ce qui n’est tout de même pas si mal.

  • Gérard Filoche

La déception a été grande, pour cet ancien inspecteur du travail. Il n’a pas réussi à récolter assez de parrainages, malgré son appel à "l’aide pour le buzz". La Haute autorité de la primaire de la Belle Alliance Populaire a refusé sa candidature, après quoi Gérard Filoche a déposé un double recours. Ce membre du Bureau national du PS ne va probablement pas se faire oublier pour autant et continuer à assener ses punchlines comme lorsqu’il a affirmé qu’"une chèvre gagnerait contre Hollande".

  • Fabien Verdier

Inconnu avant sa candidature à la primaire de la Belle Alliance Populaire, le conseiller municipal de Châteaudun (Eure-et-Loir) qui voulait "défendre les classes moyennes" risque de retrouver l’anonymat après sa non-qualification au scrutin organisé par le PS.

 

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