Primaire de la droite : Jean-François Copé soutiendra Alain Juppé au second tour

Publié à 18h21, le 21 novembre 2016 , Modifié à 18h53, le 21 novembre 2016

Primaire de la droite : Jean-François Copé soutiendra Alain Juppé au second tour
Alain Juppé face au soutien de Jean-François Copé, qui a fait 0,3 % au premier tour de la primaire. © Montage Le Lab via AFP

Au lendemain du premier tour de la primaire de la droite, qui a vu se qualifier François Fillon et Alain Juppé, Jean-François Copé a apporté son soutien au maire LR de Bordeaux. Il l'a annoncé lors d'un point presse depuis son QG, diffusé en direct sur sa page Facebook.

"J’ai préféré faire un choix de convictions" face à ce qui "aurait pu apparaître comme une facilité", à savoir de soutenir l'ancien Premier ministre, qui a obtenu plus de 44 % des suffrages, a déclaré le député-maire de Meaux, tout en bas de la liste avec 0,3 % des voix. Il a précisé qu'il laissait "le choix" à ses électeurs.

Pour le chantre de la "droite décomplexée", Alain Juppé est le candidat "le plus proche" des deux idées qu'il défend : "gouverner par ordonnances" et "réarmer la France", et ce "sans passer par des référendums". Un choix qu'il considère "logique", comme il l'a exposé dimanche soir au téléphone à son nouveau champion, avec qui il a mené "de nombreux combats au service de la droite française".

Et alors que François Fillon a mathématiquement plus de chances de remporter le scrutin, avec les soutiens de Nicolas Sarkozy et de Bruno Le Maire, Jean-François Copé a livré un message d'espoir :

"

Rien n’est jamais joué et rien n’est jamais écrit. Rien aussi n’est jamais figé.

"

L'élu de Seine-et-Marne s'est dit "bien conscient que le faible nombre de voix [qu'il a] recueilli ne fera sans doute pas bouger la donne de manière spectaculaire pour Alain Juppé", mais qu'il s'agissait là "de dire la cohérence de [ses] choix pour l’avenir de la France", avant d'appeler au rassemblement "derrière le vainqueur quel qu’il soit" dès le lendemain du second tour.

Enfin, ne croyez pas que cette défaite cuisante signe la fin de la carrière politique de Jean-François Copé, qui a déjà vécu plusieurs traversées du désert. "Le premier tour a changé profondément la donne politique de cette élection, et j’aurai sans doute l’occasion de l’évoquer tout au long des jours et des semaines qui viennent", a-t-il averti à propos de probables interventions radiophoniques et/ou télévisées.

"La politique, c'est parfois cruel", avait-il lâché dès dimanche soir. Pas assez pour l'en dégoûter, visiblement.

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