Primaire LR : Estrosi rallie Sarkozy après l’avoir accusé de faire monter le FN

Publié à 09h28, le 21 août 2016 , Modifié à 10h41, le 21 août 2016

Primaire LR : Estrosi rallie Sarkozy après l’avoir accusé de faire monter le FN
Christian Estrosi © AFP.

UN JOUR, UN SOUTIEN – C'est qui le plus fort ? Nicolas Sarkozy montre les muscles à l'approche de sa déclaration de candidature à la primaire et de sa démission de la présidence de LR. Après avoir enregistré samedi le soutien de Gérald Darmanin, il reçoit ce dimanche 21 août celui d’un autre ténor de LR, celui de Christian Estrosi qui l'annonce dans le JDD, voulant se placer en garant "d'une dimension sociale" de la campagne de Nicolas Sarkozy :

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J’ai fait le choix de soutenir Nicolas Sarkozy. Ce choix n’est pas fondé sur notre amitié ni sur un passé politique commun mais sur une analyse du contexte et sur un projet que nous partageons. Je considère que face à la menace intérieure et extérieure que nous connaissons, il est le meilleur candidat. (…) Il est catalogué très à droite, mais je connais son sens de l’équilibre et sa dimension sociale. Si je m’engage à ses côtés, c’est aussi pour être le garant de cette dimension sociale.

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Comme Gérald Darmanin, qui était critique envers l'ancien président il y a quelques mois encore avant de finalement changer d'avis, Christian Estrosi, pourtant sarkozyste historique, ne mâchait pas ses mots contre celui qui rêve de retrouver l'Elysée. Il l'accusait notamment de faire monter le parti de Marine Le Pen. "Plus on va à droite, plus on fait monter le FN", expliquait le président LR de la région PACA dans une surprenante interview anti-sarkozyste en décembre 2015.

Mais tout cela, c’est du passé. Christian Estrosi est revenu à ses fondamentaux et pense aujourd’hui tout l’inverse. Il considère désormais que Nicolas Sarkozy est "le meilleur pour affronter le Front national", contre lequel il s’est "beaucoup battu". La routourne a tourné. Et Nicolas Sarkozy peut afficher des soutiens de poids alors qu'il n'est pas même pas encore candidat déclaré. 

Cependant, l'ancien maire de Nice reconnaît qu'il n'est "pas forcément" d'accord avec toutes les propositions du président des Républicains, mais il dit savoir que Nicolas Sarkozy "est prêt à entendre le point de vue d'élus locaux expérimentés".

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