Primaire : Sébastien Denaja (PS) pronostique une victoire de Hollande "dès le 1er tour"

Publié à 14h32, le 26 novembre 2016 , Modifié à 14h45, le 27 novembre 2016

Primaire : Sébastien Denaja (PS) pronostique une victoire de Hollande "dès le 1er tour"
François Hollande © PATRICK KOVARIK / AFP

PASSION PRONO - François Hollande ira-t-il, ou non, à la primaire organisée par le PS fin janvier ? L'annonce de sa candidature est attendue début décembre, mais de récentes rumeurs font état de doutes à ce sujet, certains des proches du chef de l'État lui conseillant de sauter la case pour aller directement à la présidentielle. Officiellement cependant, le camp Hollandais affirme que la primaire est le seul chemin possible et qu'il sera celui de la victoire.

Ainsi Sébastien Denaja, député socialiste de l'Hérault et membre de la dernière garde du Président, veut croire en un succès éclatant de son champion face aux Montebourg, Hamon et autres Lienemann. Dans Le Parisien samedi 26 novembre, l'élu légitimiste prend les paris :

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S'il se présente, la dynamique de campagne le portera et lui permettra de gagner dès le 1er tour

 

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Un scénario osé et, au passage, strictement opposé à celui qui attendait un certain Nicolas Sarkozy. Lui aussi ancien Président, lui aussi rejeté par une large part de sa propre famille politique, l'ex-chef de l'État a été sèchement éliminé dès le premier tour de la primaire de la droite, dimanche 20 novembre, avec 20 petits pourcents des voix. Rendez-vous le 22 janvier pour faire les comptes donc, au soir du premier tour de cette primaire de "La Belle Alliance populaire"... enfin, si Hollande y est candidat.

Son ami Julien Dray assure que ce sera le cas. Toujours au Parisien, il dément les rumeurs : "Aujourd'hui, ne pas faire la primaire nous coûterait plus cher que de ka faire. [...] Il n'y a pas d'autre choix pour François que de s'engager résolument, le contraire de ce qu'a fait Juppé. Il doit rentrer là-dedans en disant qu'il va plier le match." On sent donc bien qu'il y a une partie d'incantation dans cette idée de victoire écrasante d'un Président à qui tous les sondages prédisent depuis des mois une déculottée. 

Et si le camp Hollande semble déterminé à entrer dans la bataille de la primaire, ce aussi le cas de... Manuel Valls. Le Premier ministre a multiplié, ces derniers temps, les provocations qui ressemblent à des tentatives d'empêcher François Hollande de se représenter. Ici en expliquant qu'il ne ferait pas activement campagne pour le chef de l'État, là en dépeignant un "candidat idéal" dont le profil est en fait rigoureusement le sien. Et quand ce n'est pas lui, c'est Claude Bartolone qui plaide pour une double candidature Valls-Hollande à la primaire

Vendredi 25 novembre, en Normandie, le chef du gouvernement en a rajouté une nouvelle couche bien épaisse, se montrant "tenté" par la plus grande des aventures électorales :

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Je vous rassure, je vous inquiète ou je vous déçois, mais il n’y aura pas d’appel de Rouen, même si Jeanne d’Arc n’est pas loin. Je serai bien tenté, mais je ne céderai pas à cette tentation.

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Et de faire ouvertement part de son opposition à une candidature automatique de François Hollande :

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Je lis ici ou là que tout serait réglé. Non ! On ne peut pas faire comme s’il n’y avait pas des inquiétudes. Ce qui nous est promis aujourd’hui, c’est l’élimination.

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Tout va bien, donc.

[Edit 27/11 : dans une interview au JDD ce dimanche, Manuel Valls va encore plus loin. Le Premier ministre n'écarte pas une candidature concurrente à celle de François Hollande, au sujet duquel il liste toute une série d'arguments censés le pousser à ne pas se représenter.]

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