Primaire UMP: la candidature très, très conditionnée de Christian Estrosi pour 2017

Publié à 17h23, le 13 juin 2014 , Modifié à 17h54, le 13 juin 2014

Primaire UMP: la candidature très, très conditionnée de Christian Estrosi pour 2017
Maxppp

"Je suis prêt à aller jusqu'au bout, sauf si"... En théorie, Christian Estrosi est candidat à la primaire, donc. Mais seulement si Nicolas Sarkozy, lui, ne l'est pas. L'ancien ministre UMP et maire de Nice l'annonce dans une interview au Monde


Ce 13 juin, Christian Estrosi justifie d'abord sa candidature en citant De Gaulle :


J'ai décidé de me porter candidat à la primaire pour faire vivre un projet gaulliste. Je veux défendre l'héritage du général de Gaulle, qui reste un trésor autour duquel doit se construire la France d'aujourd'hui et de demain.


Puis, Christian Estrosi admet qu'il sera difficile de maintenir sa candidature si Nicolas Sarkozy, dont il est resté proche, revient. Mais l'ancien ministre tient tout de même à mettre la pression sur l'ancien président :


Oui, je suis prêt à aller jusqu'au bout, sauf si Nicolas Sarkozy remplit deux conditions.


S'il est candidat à la présidence de l'UMP, cela voudrait dire qu'il serait candidat à l'Elysée. Dans ce cas, vu notre longue amitié et ma loyauté à son égard, la logique serait que je le soutienne.


Mais je me déterminerai aussi en fonction de ce qu'il proposera pour le pays et verrai si ses propositions sont compatibles avec mes convictions.


"On ne va pas passer trois ans à se demander ce qu'il va faire", ajoute avec un peu de défiance Christian Estrosi à l'égard de Nicolas Sarkozy. 


En vérité, Christian Estrosi est un adepte des candidatures sous conditions et des candidatures finalement abandonnées.


Le 10 juin dernier, il assurait sur France Info qu'il pourrait être candidat à la présidence de l'UMP :


Soit je quitterai l'UMP, mais si vous me posez la question, avant que vous me la posiez peut-être, "Est-ce que vous serez candidat?". Je le dis : je n'écarte rien au cas où tout ce que je demande aujourd'hui, alors que je veux une décision collective et qui avance, ne réponde pas à toutes ces aspirations pour l'avenir de l'UMP.


Une hypothèse abandonnée trois jours plus tard, dans cette même interview au Monde :


Je souhaite d'abord la démarche la plus collective possible, afin de parvenir au sauvetage de notre parti. Je suis prêt à y prendre toute ma part au sein d'une équipe mais je ne serai pas candidat à la présidence de l'UMP.


A l'été 2012, avant que Jean-François Copé et François Fillon ne s'étripent pour le poste, il annonçait qu'il serait *peut-être* candidat à la présidence de l'UMP afin de "défendre l'héritage sarkozyste". Il ralliera finalement l'ancien Premier ministre. 

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