Saint-Etienne-du-Rouvray : les politiques expriment immédiatement leur "horreur"

Publié à 12h36, le 26 juillet 2016 , Modifié à 16h26, le 26 juillet 2016

Saint-Etienne-du-Rouvray : les politiques expriment immédiatement leur "horreur"
© Capture d'écran Twitter

Douze jours après l’attentat du 14 juillet, qui a fait 84 morts et 300 blessés à Nice, une prise d’otages a eu lieu ce 26 juillet près de Rouen. Le curé de Saint-Etienne-du-Rouvray a été égorgé, et un autre otage est entre la vie et la mort. Les deux assaillants ont, eux, été tués lors d'une opération de la BRI.

Alors que la section antiterroriste du parquet de Paris s'est saisie de l'enquête, François Hollande et le ministre de l'Intérieur Bernard Cazeneuve se sont rendus sur les lieux.

Le Président a rendu hommage aux victimes et exprimé son soutien aux forces de l'ordre et aux services de secours pour leur intervention. "Nous sommes face à une épreuve, une de plus", a déploré le chef de l'Etat :

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Je veux exprimer toute la solidarité de toute la nation à l'égard de la commune de Saint-Etienne-du-Rouvray. Je suis à côté de son maire [Hubert Wulfranc, PCF, ndlr], terriblement éprouvé par le lâche assassinat du prêtre de la paroisse par deux terroristes se réclamant de Daech. [...] Nous sommes face à un groupe, Daech, qui nous a déclaré la guerre. Nous devons mener cette guerre par tous les moyens dans les respects du droit - ce qui fait que nous sommes une démocratie. Ce que veulent faire ces terroristes, c'est nous diviser. Et aujourd'hui, après la mort de ce prêtre, j'ai, pour tous les catholiques de France, une pensée. Je veux leur exprimer un soutien.

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Sur Twitter, les politiques ont exprimé leur "horreur". "La France entière et tous les catholiques sont meurtris", a dit le Premier ministre Manuel Valls : 

"Tout est fait pour déclencher la guerre des religions", a estimé l’ancien chef du gouvernement Jean-Pierre Raffarin :

Le "modus operandi" de cette attaque, dont les motivations sont encore inconnues, "fait craindre" à Marine Le Pen "un nouvel attentat de terroristes islamistes" :

Le député de l’Eure Bruno Le Maire a exprimé sa "solidarité totale avec [ses] amis normands", tandis que son concurrent à la primaire Jean-François Copé a demandé un changement de "stratégie" :

Le députée écolo Cécile Duflot s’est dit "horrifiée" et a appelé à "refuser l’emballement" :

Quant à Christine Boutin, elle a qualifié les victimes de "premiers martyrs du XXIe siècle" et appelé à prier pour eux :

En début d'après-midi, après avoir posté plusieurs messages sur Twitter, Nicolas Dupont-Aignan fait une déclaration vidéo. Le président de Debout la France estime qu'une "nouvelle étape a été franchie dans la barbarie". "Ces monstres s'attaquent à tout ce qui fait la France : la liberté de la presse avec Charlie Hebdo, la tolérance et l'harmonie religieuse avec l'Hyper Cacher, la joie de vivre avec le Bataclan, la police avec l'horrible meurtre de Magnanville, le chef d'entreprise égorgé près de Lyon, et puis notre Fête nationale à Nice, et maintenant nos racines chrétiennes", ajoute-t-il avant de réclamer une nouvelle fois la prise de mesures radicales contre le terrorisme. Il dit :

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Il faut prendre les mesures qui s'imposent. C'est le meilleur hommage que nous puissions rendre aux centaines de victimesqui, aujourd'hui, sont les nouveaux martyrs de notre pays

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Dans une intervention depuis le siège des Républicains, Nicolas Sarkozy s'en est pris aux "arguties juridiques" qui freinent la lutte contre le terrorisme. Selon l'ex-chef de l'Etat, il serait préférable de mettre en oeuvre des mesures radicales (comme le bracelet électronique pour les personnes fichées "S"), quitte à violer l'Etat de droit :

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Les arguties juridiques, les précautions, les prétextes à une action incomplète ne sont pas admissibles. Je demande au gouvernement de mettre en oeuvre toutes les propositions que nous avons présentées depuis des mois sans délai.

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Les anciens ministres Christiane Taubira et Arnaud Montebourg, et le maire LR de Bordeaux Alain Juppé ont dénoncé un attentat "barbare" et de "haine pure" :

Sur France Info, François Bayrou a renvoyé la responsabilité aux deux précédents gouvernements (sous Nicolas Sarkozy puis François Hollande), qui "ont choisi la même organisation, ou désorganisation des services de renseignement". Le président du MoDem a appelé à "rassembler les énergies" pour éviter de nouveaux attentats.

[EDIT 13h30] ajout déclaration de François Hollande

[EDIT 15h30] ajout déclaration de Nicolas Dupont-Aignan et Nicolas Sarkozy

[EDIT 16h25] ajout déclarations de Christiane Taubira, Arnaud Montebourg, Alain Juppé et François Bayrou

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