Panama papers : Edward Snowden trolle François Hollande sur les lanceurs d'alerte

Publié à 09h47, le 05 avril 2016 , Modifié à 10h09, le 05 avril 2016

Panama papers : Edward Snowden trolle François Hollande sur les lanceurs d'alerte
© Montage via AFP

Peut-être un poil rancunier, Edward Snowden s’est *gentiment* payé François Hollande sur Twitter au sujet des lanceurs d’alerte. La cause ? Les "Panama papers ". Après les révélations sur ce vaste système d’évasion fiscale,  le président de la République se réjouissait déjà que cette affaire permette de renflouer les caisses de l’Etat  en ramenant les exilés fiscaux dans son giron. Le 4 avril, il a également pris la défense de tous ceux qui prennent des risques pour divulguer des informations sensibles. Le chef de l’Etat a ainsi affirmé :

"

Il faut protéger les lanceurs d’alerte, ils font un travail utile et prennent des risques

"

Une déclaration qui a arraché un commentaire ironique à Edward Snowden, lui-même lanceur d’alerte, connu pour avoir révélé les écoutes de la NSA, l’organisme américain de renseignement. Sur Twitter, l’ancien informaticien américain a retweeté l’information d’iTélé sur le discours de François Hollande, accompagnée de ce simple mot, "Vraiment ?". En français dans le texte.

Plutôt cocasse quand on sait comment François Hollande s’est positionné sur la question des "whistleblowers " (lanceurs d’alerte) par le passé. En 2013, peu après les révélations d’Edward Snowden, trois partis politiques français, EELV, le Front National et le Front de gauche avaient appelé la France à accorder l’asile politique à celui qui était alors bloqué dans la zone de transit de l’aéroport de Moscou.

Une idée qui divisait au sein du PS : Jean-Christophe Cambadélis, le premier secrétaire, n’y était pas très favorable tandis que certains députés socialistes réclamaient une audition du jeune Américain à l’Assemblée. Las, Manuel Valls avait fini par y opposer une fin de non-recevoir, mettant en avant des "problèmes juridiques". François Hollande, lui, avait dit non à la demande d’asile du fondateur de Wikileaks, Julian Assange, un autre célèbre lanceur d’alerte.

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