Quand Emmanuel Macron nous apprend qu'avant 2008, le Président respectait la "procédure chinoise"

Publié à 20h29, le 15 octobre 2017 , Modifié à 13h54, le 26 décembre 2017

Quand Emmanuel Macron nous apprend qu'avant 2008, le Président respectait la "procédure chinoise"
Emmanuel Macron. © Montage le Lab via capture écran

Le 3 juillet, la veille du discours de politique générale d'Edouard Philippe, Emmanuel Macron a décidé de s’exprimer devant le Parlement réuni en Congrès à Versailles. A l'époque, il a été reproché au Président de vouloir couper l'herbe sous le pied de son Premier ministre.

Ce dimanche 15 octobre, à l'occasion de son entretien télévisé sur TF1, David Pujadas revient sur ce début du quinquennat et pose la question à Emmanuel Macron sur ce carambolage de calendriers.

Et dans sa réponse, Emmanuel Macron nous apprend qu'avant, jusqu'en 2008, les Présidents respectaient la "procédure chinoise" :

 

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Les présidents de la République ont, classiquement jusqu'en 2008,fait ce qu'on appelait alors la procédure chinoise. Lorsque le premier gouvernement arrivait devant l'Assemblée nationale et que le Premier ministre s'apprêtait à faire son discours de politique générale, eh bien il lisait, ou un ministre lisait, une déclaration du président de la République. Pourquoi ? Parce que le Président n'avait constitutionnellement pas la possibilité d'être devant le Parlement. En 2008, Nicolas Sarkozy a fait une réforme constitutionnelle qui permet au Président d'être devant le Congrès. J'ai donc fait ce qui est l'esprit même de nos institutions. je me suis exprimé pour la première fois en tant que président de la République.

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Sur Twitter, l'ancien ministre de la Justice Jean-Jacques Urvoas s'est permis une petite précision à propos de cette "procédure chinoise".

Il répond à la question "c'est quoi la procédure chinoise?" :

 

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Sans doute une confusion avec la loi du 13/3/1873 dite du "cérémonial chinois" qui empêcha Thiers alors Pdt de la Rép de s'adresser à l'AN

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