Quand Emmanuel Macron s’engageait à "répondre à des questions d’actualité" le 14 juillet

Publié à 12h05, le 29 juin 2017 , Modifié à 12h05, le 29 juin 2017

Quand Emmanuel Macron s’engageait à "répondre à des questions d’actualité" le 14 juillet
#DésoPasDéso © ALAIN JOCARD / AFP

Emmanuel Macron craint-il que les journalistes ne cherchent à l’affaiblir comme ils chercheraient à "affaiblir" la ministre du Travail Muriel Pénicaud (selon Christophe Castaner) ? À rebours de la tradition instaurée par Valéry Giscard d’Estaing, le Président a décidé de s’affranchir de l’interview télévisée suivant le défilé du 14-Juillet (auquel assistera Donald Trump). Ce refus, annoncé à l’AFP par son entourage mardi 28 juin, est justifié par la "pensée complexe" du chef de l’État, comme l’avance étonnamment l’Élysée au Monde ce mercredi.

Pourtant, il n’y a pas si longtemps, Emmanuel Macron s’était engagé à "répondr[e] à des questions d’actualité" le 14 juillet. Le samedi 17 juin au soir, interrompant une balade à vélo en polo rose au Touquet, le Président avait formulé cette promesse devant les caméras de Quotidien :

 

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- Emmanuel Macron : Le rôle du président de la République, c’est pas de faire des commentaires.



- Journaliste : Comment on fait pour vous poser des questions d’actualité ? Il faut attendre le 14 juillet ?



- Emmanuel Macron : Alors, le 14 juillet, je répondrai à des questions d’actualité. Je m’exprimerai peut-être avant sur d’autres sujets et puis je ferai des conférences de presse.

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Certes, Emmanuel Macron ne s’engageait pas formellement à une interview télévisée, mais on pouvait d’ailleurs difficilement comprendre autre chose. Il peut toujours, il est vrai, répondre à la volée à quelques "questions d'actualités" de journalistes sur les Champs-Élysées après le défilé militaire.

Hormis l'interview à Quotidien, lors de laquelle il a commenté l’abstention au premier tour des législatives avant de revenir sur l’opération Rosalie, Emmanuel Macron n’a accordé qu’un seul entretien, au Figaro et à plusieurs autres médias européens, depuis le début de son quinquennat.

À partir 2007, Nicolas Sarkozy avait lui aussi dérogé à la tradition de l’interview du 14-Juillet, réinstaurée par François Hollande dès 2012.

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