Qui savait pour Jérôme Cahuzac ? François Rebsamen rejette les soupçons sur l'UMP

Publié à 09h36, le 17 avril 2013 , Modifié à 09h39, le 17 avril 2013

Qui savait pour Jérôme Cahuzac ? François Rebsamen rejette les soupçons sur l'UMP
François Rebsamen sur itélé le 17 avril 2013 (image itélé)

Invité de i>TÉLÉ ce 17 avril, François Rebsamen assure que le chef de l'Etat "n'était pas au courant" pour le compte à l'étranger de Jérôme Cahuzac ... avant de rejeter le soupçon sur l'opposition.

Le président du groupe socialiste au Sénat et proche de François Hollande est en effet revenu sur l'intervention télévisée de Jérôme Cahuzac la veille au soir. Ce dernier n'a pas totalement dédouané le président de la République en déclarant simplement :

J'ignore quel était son degré de connaissance dans cette affaire.

Ce que je veux dire c'est qu'à lui, comme au Premier ministre ou à Pierre Moscovici, je n'ai pas dit la vérité. A eux aussi j'ai menti.

François Rebsamen rebondit ainsi sur cette déclaration :

Si on y réfléchit bien, il dit que François Hollande n’était pas au courant car il lui a menti trois fois. (...)

Il n’y a pas de doute  car il n’y a pas de fonctionnement de police parallèle, d’information parallèle etc.

Dès que François Hollande a vu l’information judiciaire, il a remis sa démission et puis voilà. Simplement, il a menti à François Hollande.

Et lorsqu'on lui demande si François Hollande doit être entendu dans le cadre de la commission d'enquête parlementaire, François Rebsamen préfère insister sur l'audition des membres de l'UMP, mettant en doute le rôle de Michel Gonnelle, ancien maire de Villeneuve-sur-Lot, le fief de Jérôme Cahuzac, et détenteur de l'enregistrement audio dans lequel l'ancien ministre évoque un compte en Suisse :

On va déjà demander à l’UMP ce qu’elle savait de cette affaire puisque c’est un maire UMP qui connaissait cela.

Ca m’étonnerait fort que le maire UMP de Villeneuve-sur-Lot, pendant dix ou onze ans, n’en ai pas parlé à un de ses amis.

Le journaliste lui demande alors s'il accuse Bercy d'avoir été au courant de l'affaire, du temps de la droite, sous François Baroin ou Eric Woerth. Affirmatif, répond le sénateur :

Je ne veux pas mettre en cause ces personnes mais je pense à titre personnel qu’il y avait surement une information qui avait circulé. Je le pense.

François Rebsamen estime donc que la droite, lorsqu'elle était au pouvoir, a pu fermer les yeux sur la situation de Jérôme Cahuzac, alors nommé président de la commission des finances par Nicolas Sarkozy. Alors que la gauche ne savait rien.

"La droite a un peu étouffé ça, comme la gauche ?", lui demande alors Christophe Barbier. Déstabilisé une seconde, François Rebsamen répond "oui", puis se reprend:

Oui ...

Enfin, nous on ne l’a pas étouffé puisque la justice suit son cours. Avec la gauche, la justice, indépendante, suit son cours.

Du rab sur le Lab

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