"Race blanche" : le mea culpa de Claude Bartolone qui estime que parfois les mots "dépassent" la pensée

Publié à 12h47, le 19 janvier 2016 , Modifié à 20h40, le 19 janvier 2016

"Race blanche" : le mea culpa de Claude Bartolone qui estime que parfois les mots "dépassent" la pensée
Claude Bartolone © LOIC VENANCE / AFP

DESOLAY - Un peu plus d’un mois après sa défaite aux élections régionales, Claude Bartolone a fini par faire son mea culpa concernant les attaques personnelles qu’il avait lancées à l’encontre de Valérie Pécresse.

Lors de ses vœux aux parlementaires, mardi 19 janvier, le président de l’Assemblée nationale a dit regretter ses propos sur Valérie Pécresse, qu’il avait accusée de défendre "Versailles, Neuilly et la race blanche".

Comme l’a relayé une journaliste de L’Opinion, Claude Bartolone a déclaré :

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En temps de campagne électorale, il peut y avoir des mots qui dépassent des pensées.

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Interrogée sur ce petit mea culpa par BFM TV, Valérie Pécresse estime toujours que ces propos de Claude Bartolone ont "dépassé les limites". Et de demander au président de l'Assemblée "des excuses claires" :

 

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Avec moi, tout peut toujours s'arranger, parce que je suis au fond quelqu'un de gentil. J'attends juste des excuses claires, pas des périphrases.

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Alors que la campagne avait été tendue entre les deux candidats, Claude Bartolone avait déclaré dans L'Obs du 10 décembre, soit trois jours avant le deuxième tour des élections, au sujet de Valérie Pécresse :

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Elle tient les mêmes propos que le FN, elle utilise une image subliminale pour faire peur. Avec un discours comme celui-là, c'est Versailles, Neuilly et la race blanche qu'elle défend en creux.

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Une idée qu'il avait ensuite reprise en meeting quelques jours plus tard.

Il a donc visiblement fallu au député de Seine-Saint-Denis le temps de bien digérer sa défaite aux régionales pour admettre du bout des lèvres qu’il était peut-être allé trop loin. Mais attention, Claude Bartolone ne s’excuse pas pour autant.

De son côté, Valérie Pécresse envisage toujours de porter plainte contre son ancien adversaire pour ses propos. "C’est une question d’honneur", avait ainsi expliqué la présidente de région dans L’Express du 13 janvier.

Ce n'est pas une surprise. La droite ne cesse de cibler Claude Bartolone depuis son dérapage. Plusieurs membres des Républicains et de l'UDI avaient d'ailleurs sommé le socialiste de s'excuser, tandis que Christian Jacob n'avait pas manqué de critiquer son maintien à la présidence de l'Assemblée nationale.

[Edit 20h30] Ajout de la réaction de Valérie Pécresse après le mea culpa de Claude Bartolone.

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