Référendum du PS sur l’unité de la gauche aux régionales : un "coup de maître", salue Manuel Valls

Publié à 13h35, le 21 septembre 2015 , Modifié à 19h03, le 21 septembre 2015

Référendum du PS sur l’unité de la gauche aux régionales : un "coup de maître", salue Manuel Valls
Manuel Valls et Jean-Christophe Cambadélis lors du Congrès PS en juin 2015. © AFP

C’est la dernière idée du PS pour sauver les meubles aux régionales, sortie du chapeau de Jean-Christophe Cambadélis, lors d’un conseil national du parti : organiser un référendum sur l’unité de la gauche aux élections de décembre. A moins de trois mois d’un scrutin pour lequel le PS part isolé, souvent sans ses habituels alliés écolos voire communistes.

Si une partie de la gauche a aussitôt exprimé son scepticisme envers cette consultation, le chef de la majorité, lui, a apprécié. Selon Le Parisien de ce lundi 21 septembre, Manuel Valls, informé par Jean-Christophe Cambadélis par SMS, lui a répondu, selon le Premier secrétaire du PS :

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Coup de maître.

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De son côté, François Hollande, qui n’avait pas été informé de l’initiative et répète à l’envi que pour la gauche, "la dispersion, c’est la disparition", a réagi avec l’humour qu’on lui connaît. "Non", il ne participera pas à ce référendum, par peur de… "fausser le résultat".

Cette proposition, critiquée par l’aile gauche "frondeuse" du PS, n’a pas non plus réjoui les écolos et les communistes. Emmanuelle Cosse, patronne d’EELV, a affirmé voir dans cette initiative un mouvement de "panique" dans les rangs socialistes. "Je ne pense pas que ça soit par des référendums de partis sur les partis qu’on combattra la montée du Front national et qu’on réconciliera les Français avec la politique", ajoute-t-elle au Monde.

Ce coup de poker référendaire, "Camba" l’a annoncé le 19 septembre pour une tenue du 16 au 18 octobre, reconnaissant cependant qu’il ne pensait pas qu’il y aurait "dix millions de votants".

[EDIT 19h00] Dans sa conférence de presse du 21 septembre, Manuel Valls est revenu sur l'initiative du Premier secrétaire du PS affirmant qu'il était au courant depuis un petit bout de temps. En réalité, les deux hommes en avaient discuté avant et Manuel Valls était au courant de la proposition à venir.

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