Réfugiés : selon Nadine Morano, les Français ont "un sentiment d'envahissement"

Publié à 09h27, le 22 septembre 2015 , Modifié à 10h17, le 22 septembre 2015

Réfugiés : selon Nadine Morano, les Français ont "un sentiment d'envahissement"
Nadine Morano sur BFMTV le 22 septembre 2015. © images BFMTV

"Le sentiment d'être envahis est réel." Invitée de BFMTV ce 22 septembre, Nadine Morano assure que la France est "submergée" par les réfugiés et s'oppose vigoureusement au principe des quotas. Celle qui s'est rendue au Liban et en Jordanie à la rencontre de réfugiés syriens veut envoyer un message de fermeture : "plus de quotas, l'Europe ne prend plus de réfugiés".

L'eurodéputée LR estime ainsi que les Français sont "envahis" :

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- Nadine Morano : On est submergés ! Je pense qu’aujourd’hui le sentiment que ressentent les Français (sic) d’envahissement, c’est pas qu’un sentiment, c’est une réalité. C’est comme le sentiment d’insécurité, il y avait de l’insécurité !



- Jean-Jacques Bourdin : Vous iriez jusqu’à dire que la population est en train d’être remplacée ? [une référence à la théorie du grand remplacement chère à certains frontistes]



- Nadine Morano : On n’est pas encore à un niveau de remplacement mais ce sentiment d’être envahis est réel. Et c’est une révolte.

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Nadine Morano préconise l'intervention militaire en Syrie plutôt que l'accueil des réfugiés en Europe :

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Il ne faut plus que l'Europe envoie ce message de quotas ! Ces images qui arrivent là-bas, c’est une incitation à venir chez nous ! Il faut dire : 'Stop ! L'Europe ne fait plus de quotas, l’Europe ne prend plus de réfugiés ! L’Europe va aider à régler la situation politique en Syrie ! L’Europe va entrer en guerre contre Daesh et va aider les Syriens à rentrer chez eux ! C’est ça le message qu’il faut envoyer !'

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Elle considère également que les réfugiés sont mieux dans des pays frontaliers comme le Liban ou la Jordanie car "ils restent dans leur creuset culturel, pratiquent leur langue, s'adaptent mieux". Et imagine que si les Français devaient fuir leur pays, ils préféreraient "se réfugier près de chez [eux]", comme "en Espagne". Par ailleurs, ajoute-t-elle, "ça coûte dix fois moins cher d'accueillir un réfugié dans un pays proche de la Syrie qu'en Europe". Bref, partout sauf en Europe.





 

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